lundi 2 mai 2022

L'ANTI-HABS HACKSAW REYNOLDS MAL EN POINT APRÈS LA SAISON DE MISÈRE DU CANADIEN...



«C'est quelque chose, le rire : c'est le dédain et la compréhension mêlés, et en somme la plus haute manière de voir la vie.» 

Gustave Flaubert, écrivain (1821-1880)

Je le confesse, votre humble serviteur a beaucoup de mal à écrire cet article...  C'est que je suis mal en point après cette longue année à suivre les activités du misérable club de hockey Canadien de Montréal.

C'est que j'ai trop ri en observant ce club minable s'écrouler totalement.  À force de rire à m'en taper les cuisses, elles sont toute bleue et enflées.  Comme le genou estropié du dopée et alcoolique Scarey Price, qui n'a rien à envier au bouffon Youppi.  Et dont on ne sait s'il fera encore niaiser son club de broches à foin et ses millions de fefans adorateurs, la saison prochaine, en effeuillant la marguerite et en radotant : 

«je joue, je ne joue pas; je joue, je ne joue pas; 

je me mets sur les assurances, je ne me mets pas sur les assurances; je me mets sur les assurances, je ne me mets pas sur les assurance;

je m'assois encore sur mon gros contrat, ou je prends ma retraite; je m'assois encore sur mon gros contrat ou je prends ma retraite;

je retourne dans le programme d'aide des joueurs de la Ligue Nationale; ou je reste chez moi dans ma réserve indienne de B.C.; je retourne dans le programme d'aide des joueurs de la Ligue Nationale ou je reste chez moi dans ma réserve indienne de B.C. ? ».

etc... etc...  etc...  etc... ad vitam aeternam...



Une copie conforme de ce qu'a fait le capitaine fantôme Chié Weber (photo ci-dessous) cette année.  Un brave et valeureux capitaine qui s'est déguisé en courant d'air; est venu en secret à MoronRéal une couple de fois, en fuyant les journalistes comme la peste, tout en se rendant à une couple d'activités de son ancienne équipe des Predators de Nashville....  «Ô Capitaine, mon Capitaine, bon voyage» comme dirait Yvan Cournoyer.

Ouais, je suis ben magané...  À force de rire à m'en décrocher la mâchoire après 60 défaites en 82 parties des CHaudrons de Ge-off- Molson.  Le dernier rang des derniers de classe (cancres et porteurs de bonnet d'âne).  Le 32e rang sur 32, une première dans l'histoire.  Un gigantesque paquet de 319 buts accordés avec des gardiens de buts de calibre mineur et des défenseurs pitoyables, incapables de...défendre quoi que ce soit !

Un club de merde que les abrutis de fefans ont pourtant acclamé follement au terme du dernier match d'une saison épouvantable, vendredi dernier, au Centre PouBell.  J'en avais le souffle coupé, j'étais pâmé de rire devant ce spectacle irréel de toutes ces cruCHes se faisant remplir de couleuvres par les riches propriétaires d'un club dont les joueurs célébraient aussi la fin de cette campagne affreuse qui n'en finissait plus de finir.  Il y a longtemps qu'ils avaient fait leurs réservations pour leurs vacances non méritées, impatients de quitter enfin le dépotoir mourialaid.

J'ai la gorge enflammée à force de rire à gorge déployée.  Après avoir vu tout l'état-major du torCHon être mis à la porte comme les renégats qu'ils sont.  Le génial Symphorien Bergevin s'est fait botter le cul vers la rue après avoir pourtant été en nomination pour le titre de gérant de l'année la saison passée.  Après l'avoir élevé jusqu'aux cieux pour avoir construit une équipe formidable, finaliste de la Coupe Stanley, (future gagnante du grand saladier d'argent, qui, logiquement, selon les fêlés de fefans, devait suivre cette année), voilà qu'on le rejette comme un chien mal léché, quelques semaines plus tard, à cause d'une formation en ruines...

J'ai ri à ventre déboutonné, à en avoir mal au ventre, en écoutant les points de presse de l'illettré coach Dumb Ducharme.  Incapable de faire une phrase complète (sujet, verbe, complément) Dumb avait du mal à faire comprendre son charabia, y compris à ses joueurs, qui n'ont pas tardé à l'ignorer, à le bafouer et à l'envoyer promener...chez lui.

J'ai ri à m'en tordre les côtes, qui ont fini par devenir endolories et à me mettre au supplice, quand, pour faire oublier Bergevaurien et Dumb Ducharme, on a engagé Gorgo Gorton (encore un rejet ou un restant d'un autre club), Kent Hughes, porte-valise bilingue pour son patron unilingue anglophone, et Tintin St-Louis, un coach de pee-wee.  Comme l'a déjà dit l'enseignant et activiste français Tahar Houhou : «Le ridicule ne tue pas, il fait juste rire, certains.»



À force de rire à m'en rouler par terre ou à m'en plier en deux (comme un bossu), je suis tellement courbaturé, un vrai martyr !  C'est la faute du handicapé Brendan Gallagher (photo ci-dessus) qui passe plus de temps sur son postérieur que sur ses patins quand il est sur la patinoire.  C'est un vieux truc de l'humour burlesque.  Voir tomber maladroitement quelqu'un déclenche les rires à tous coups... 

J'ai ri à en être étourdi à force de voir Jeff Petry faire des revirements (il a dominé la Ligue avec 107) et en apprenant que sa femme et ses enfants ont déserté le bidonville mortyallais parce qu'il n'en pouvait plus de vivre dans cet environnement infect.  La farce a continué de me rendre complètement hilare quand la direction sans direction des CHieux n'a pu répondre à la demande de Petry d'être échangé.  Aucun club n'en veut...  Sa réputation de joueur surpayé, et qui fait preuve d'un flagrant manque de professionnalisme, n'est plus à faire...  

J'ai les yeux tout irrités à force de rire aux larmes en constatant que le gardien Jake Allen et l'imbécile heureux Jonathan Drouin ont pris un abonnement régulier à l'infirmerie tout en essayant de faire croire au monde, à chaque dois, qu'ils vont revenir en forme, frais comme des roses (pourtant on sait que les roses se fanent très vite).



Mais le bouquet, j'étais à moitié mort de rire en voyant le petit chien savant Cold "Coffee" Caufield (avec un biberon, photo ci-dessus) devenir la coqueluche des fefans acéphales du Caca en faisant ses cabrioles et ses pirouettes sur la glace.

J'ai éclaté encore plus de rire quand les idiots de commentateurs de TVA-Porcs ont fait de savants calculs en admirant la production de "Cold" sous l'égide de Tintin St-Louis.  Selon ces vendus, Caufield c'est un but par match.  C'est donc dire qu'il va en marquer 82 la saison prochaine !  

Évidemment, ils ont oublié de calculer combien de buts "Cold" va coûter à son équipe en étant incapable de jouer défensivement...  Ça devrait amplement dépasser 82...  On ne peut pas demander à des nains de jardin comme lui et Suzuki de prendre leur homme en zone défensive...

Je ris à l'avance des immenses problèmes que la direction sans direction du gros CHiard va avoir à se dépêtrer pour respecter le plafond salarial, avec tous ces gros contrats de joueurs finis qui leur lient les mains...

Les trous sont nombreux dans l'alignement de la Sainte-Guenille, et, au mieux, comme d'habitude, Gorton va les boucher avec des rejets et des restants des autres équipes de la Ligue.  Encore plus navrant, on devra les surpayer pour les attacher à la métropauvre.  Comme ce Mike H-off-man (photo ci-dessus), le grand spécialiste du jeu de puissance qui devait terroriser les gardiens adverses.  Le franc tireur digne de Guy Lafleur a marqué quatre de ses maigres quinze filets en avantage numérique.  Wow !  Sa réputation de mauvais joueur d'équipe l'avait précédé à Mourial, et on peut dire qu'il l'a honorée...

Son compagnon Josh Anderson devait lui aussi remplir les filets ennemis.  Ça lui a pris trois buts dans des filets déserts pour engraisser sa maigre production de 19 buts, tout en étant le deuxième pire Canaillien pour sa fiche de -25 dans les plus et les moins (Suzuki est le pire, à -29).  Même chose pour Christian Dvorak, qui devait remplacer Philipe Danault comme deuxième centre.  Dvorak a encore été régulier comme une horloge en récoltant sa médiocre trentaine de points habituelle.



Je pourrais continuer cette cascade de faits cocasses qui m'ont parfois fait rire à en pisser dans mes culottes en cette mémorable saison 2021-22.  Mais il vaut mieux me reposer en attendant le prometteur repêchage amateur des Cannes à CHiens.  Nul doute qu'à cette occasion, je vais recommencer à rire de manière convulsive en admirant les mauvais choix de la dés-organisation du CH. 

Des choix qui devraient rappeler les choix pourris de l'ex-recruteur en chef, l'inoubliable Trevor Timmins, qui a si longtemps sévi chez les CHaudrons et qui a eu un rôle important dans la démolition de son équipe.  Les Anti-Habs lui en seront éternellement reconnaissants !  Reviens Trevor !  On t'aime !

dimanche 17 avril 2022

LE CALVAIRE CONTINUE : AUCUNE RÉSURRECTION EN VUE POUR LE CANADIEN.



«Si Pâques nous dit quelque chose aujourd'hui, cela dit ceci : vous pouvez mettre la vérité dans une tombe mais elle n'y restera pas.»

Clarence W. Hall.

C'est Pâques !  Jour de la résurrection !  Fête de la lumière !  Célébration du renouveau et de la renaissance, dans les oeufs de Pâques !  La nature va se reverdir et refleurir.  C'est le temps de l'espérance et de la douceur !

Mais tout ce beau tableau ne s'applique pas en ce qui concerne le triste Canadien de Montréal.  C'est bien plutôt le contraire...  Leur CHien est mort depuis belle lurette...et pour longtemps !

Après une très brève éclaircie lors de la venue du nouvel entraîneur-recrue Martin St-Louis, -le supposé nouveau Messie des fefans du torCHon et des journalèche-culs moronréalaids-, les choses se sont rapidement gâtées pour le CHicolore.  Inutile de chercher, il n'y aura pas d'oeufs de Pâques pour les Canadiens ce dimanche.  Mais cela aurait été une bonne idée de donner des dindes en chocolat à ces CHieux puisqu'ils forment tout un club de dindes !

Sous le précédent coach des CHieux, l'épais Dumb Ducharme, les CHaudrons avaient perdu, à un moment donné, 23 parties sur 25.  Là, dernièrement, avec Tintin, le coach de Pee Wee, derrière le banc, les vauriens de la métropauvre viennent de subir onze échecs à leurs quatorze plus récentes parties (dont cinq défaites de suite à leur cinq dernières rencontres).  Chassez le naturel et....  D'ailleurs, après le cinglant revers de 5-1 contre Columbus, le 13 avril, j'ai trouvé que le petit Tintin semblait tellement découragé, dans son point de presse d'après-match, qu'il ressemblait à Dumb Ducharme à ses pires jours, avant d'être congédié. 



Comble de la nullité cette année, les Cannes à CHiens se sont même abaissés à perdre leurs deux matchs contre les minables Coyotes de l'Arizona (6-3 et 5-2) et le faible Kraken de Seattle (4-3 et 5-1).  Plus bas que ça, tu es au niveau d'un club de la Ligue Américaine ou de la East Coast League...

Le douloureux chemin de croix, le long calvaire des Canailliens se poursuit donc avec aucune lumière au bout du tunnel.  Avant la fin de la période des échanges, le DG Jeff "Gorgo" Gorton et son sous-fifre Kent "dead fuse" Hughes se sont débarrassés d'une partie du bois mort de l'équipe, mais il en reste énormément au sein de leur formation de merde.

À la fin du mois d'avril, une fois leur bande de bons à rien en vacances, sur les plages ou les terrains de golf, Gorgo et Coco le clown Hughes auront du pain sur la planche.  Ils auront de quoi se gratter la tête jusqu'au sang.  Comment jongler avec le plafond salarial, des joueurs devenus des boulets insupportables, (plusieurs joueurs - voir noms soulignés ci-dessous- ont connu des disettes incroyables comme vingt, vingt-cinq, trente matchs consécutifs sans marquer le moindre petit but), ou de gros points d'interrogation (Price, Weber, Petry, Peohling, Gallagher, Perreault, Wideman, Hoffman) et les quelques contrats à renouveler à la hausse (Romanov, Rem Pitlick, Montembeault ?) ?



Pas moins de 46 joueurs (un record) ont paradé dans l'alignement du CHiendent cette saison.  Gorton et Hughes ont eu le temps d'évaluer tous leurs effectifs, y compris les supposés prospects des ligues mineures qui ont été rappelés par l'équipe au cours de la saison.  Il n'y a pas de cachette à faire : il n'y a aucune relève valable dans le club ferme à Laval, ou ailleurs, chez les patineurs qui leur appartiennent en Europe ou aux USA.

À moins que les dirigeants du torCHon trouvent le moyen de se soulager d'une partie des contrats qui grèvent lourdement le budget du CH (Price 10½ milions de $, Petry 6 250 000 $, Gallagher 6½ millions de $, Weber 7 857 143 $, Drouin 5½ millions), ils ont les mains liées sur le marché des agents libres, qui, de toute façon, ne veulent rien savoir de venir jouer dans le bidonville montréalais.  Rappelons également que l'éléphantesque contrat de Suzuki (7 875 000 $) entre en vigueur la saison prochaine...












Bref, Gorton et Hughes auront beau regarder la situation du Caca de toutes les façons possibles, il n'y a aucune solution à l'horizon...  Les CHaudrons sont condamnés à des années de misère dans un avenir prévisible.  De longues années de plaisir sans pareil pour nous, les Anti-Habs !

Évidemment, la propagande des CHieux va tenter encore d'endormir les fefans en leur promettant un brillant avenir et des lendemains qui chantent, mais ce n'est pas la vérité.  La vérité, les Anti-CH la connaisse et c'est leur rôle de la sortir de la tombe, comme dirait Clarence W. Hall (voir citation au début du texte).

dimanche 27 mars 2022

CAREY PRICE : UN RETOUR AU JEU SANS BÉQUILLES ?



Lundi soir dernier, je regardais à nouveau une reprise d'un épisode de la série documentaire «À DROITE SUR LA PHOTO» sur TV-5, la chaîne de télévision française internationale.  Ces documentaires ont pour sujets des faits ou des personnages historiques vus sous l'angle d'un témoin privilégié, mais souvent méconnu, resté dans l'ombre ou demeuré longtemps secret.

La semaine passée, «À DROITE SUR LA PHOTO» traitait du cas du Docteur Max Jacobson, un médecin allemand (né en Pologne en 1900) qui a fui Berlin à l'arrivée au pouvoir de Hitler.  Il s'est réfugié à New York où il s'est fait une clientèle "particulière", comprenant beaucoup de chanteurs, des acteurs, des sportifs, des écrivains et des politiciens.

Son client le plus important ?  Nul autre que le président américain John F. Kennedy (JFK).  À la fin de sa campagne électorale de 1960, Kennedy, épuisé, à bout de forces, aphone, cherche de l'aide en vue de sa participation au débat télévisé qui doit l'opposer à son adversaire républicain Richard Nixon.


Mark Shaw, un photographe qui couvre sa campagne, lui suggère de consulter son médecin, le Dr Max Jacobson.  Ce dernier accepte de recevoir Kennedy en secret.  Le candidat démocrate à la présidence des USA reçoit une injection intraveineuse dans le bras.  L'effet est pratiquement immédiat.  Kennedy ressent un formidable regain d'énergie, il n'a plus de douleur, et il apparaît dans une forme physique éclatante au débat télévisé du lendemain.

À l'écran, le public américain voit un jeune homme élégant, beau, à la fois calme et alerte.  Kennedy affiche un visage bronzé, souriant et bien maquillé.  Nixon présente une physionomie complètement à l'opposé de son adversaire.  Grippé, exténué par la dure campagne électorale, maussade, blême et n'ayant pas une bonne posture devant les caméras, celui que l'on surnommera «Tricky Dick» a aussi commis l'erreur de refuser d'être maquillé.

Le débat tourne à l'avantage de Kennedy, et beaucoup d'analystes de la scène politique américaine croient que ce fut la bonne performance du candidat démocrate qui lui a permis de remporter l'élection présidentielle très serrée qui suivit.



Durant sa présidence, JFK aura souvent recours aux services du Docteur Jacobson (justement à droite sur la photo ci-dessus), car le monde ne doit pas savoir qu'il a une santé très fragile.  Adolescent, il a survécu à une leucémie. Il est allergique, il souffre de maux de dos terribles, et il est atteint de la maladie d'Addison (insuffisance des glandes situées au-dessus des reins).

Handicapé, Kennedy est parfois incapable de se tenir debout et il doit marcher à l'aide de béquilles.  Mais il doit sauver les apparences en public.  Il doit projeter l'image d'un homme jeune et vigoureux.  Jacobson lui injecte fréquemment des cocktails de drogues et de médicaments comme des amphétamines, de la novocaïne, des stéroïdes, des anti-douleurs, des vitamines et même du placenta humain.  Autrement dit, des «speeds».  

Le médecin aux allures de «savant fou», et plutôt arrogant, appelle ces traitements «régénération miraculeuse de tissus».  D'ailleurs, Jacobson est surnommé «Miracle Max» ou, plus souvent, «Dr Feelgood».



Certains de ses clients (dont l'écrivain Truman Capote, photo ci-dessus) ont témoigné des effets de ses traitements.  Après les injections, ils se sentent comme Superman.  Ils débordent d'énergie et ils peuvent passer des jours sans dormir.  Ils sont super confiants et rien ne leur semble impossible.

Cependant, ces «speeds» causent une dépendance chez leurs utilisateurs, ainsi que des effets secondaires qui peuvent être néfastes.  Certains patients éprouvent des problèmes cardiaques, des dérèglements du système nerveux, ou ont tendance à faire des erreurs de jugements.  À la longue, les «speeds» font effet moins longtemps, et leur usage provoque parfois des dépressions.

Tout ça m'a fait penser au cas de Carey Price, le gardien de buts des Canadiens de Montréal.  Au début d'octobre 2021, Price s'est inscrit au programme d'aide des joueurs de la LNH pour traiter un problème de consommation ou de dépendance à des «substances» non identifiées.  Mais on parle assurément ici d'alcool, de drogues ou/et de médicaments.













En apprenant la nouvelle, on pouvait revoir le passé de Price avec un éclairage révélateur qui dissipait certains mystères ou affaires nébuleuses entourant le cerbère du CH.  La planète tricolore, qui, on le sait, tourne autour du célèbre gardien, était sous le choc.

Qu'est-ce qui avait poussé le no 31 des Habs a recourir à ces «substances» ?  La douleur reliée à ses problèmes de genoux ?  La pression insoutenable de porter sans cesse toute son équipe sur son dos ?  La pression d'être l'idole de tout un peuple ?  Des prédispositions génétiques ou psychologiques, genre bipolarité ?  Peut-être toutes ces raisons à la fois...

Cela pouvait aussi expliquer ses comportements tantôt agressifs, tantôt nonchalants.  Ses crises de nerfs sporadiques devant son filet comme :  lever les bras en l'air, à la Patrick Roy, pour répondre aux huées des spectateurs; lancer dangereusement une rondelle après avoir accordé un but; passer sa rage en fracassant son bâton sur sa cage (photo ci-dessous), regarder de travers un coéquipier dont l'erreur a provoqué un but; affirmer se sentir comme un «hobbit» à Montréal, etc.



Price était-il sous l'effet des «speeds» lors des séries éliminatoires de l'an passé ?  Lui qui, dans les entrevues d'après-match est souvent taciturne, peu bavard, comme s'il avait des choses à cacher, est apparu, au contraire, survolté et imbattable après avoir gagné les trois premières rondes éliminatoires contre Toronto, Winnipeg et Las Vegas.  Tout excité il a crié, à un moment donné : «I'm having the time of my life».

Ce retour triomphal après une autre de ses nombreuses absences prolongées au cours des dernières années, me semblait suspect.  C'était toutefois caractéristique de ses performances en dents de scie au cours de la dernière décennie.  Des performances ordinaires ou carrément mauvaises suivies soudain d'une série de victoires où il semblait inexplicablement invincible...

L'effet limité des «speeds» après une surconsommation explique probablement sa baisse abrupte de régime au début de la série finale de l'été dernier contre le Lightning de Tampa Bay, les éventuels champions de la Coupe Stanley.



Depuis la fin de sa cure pour sa «noire» dépendance à ces dites «substances», Price entretient encore un mystère autour de son état de santé.  Avec la complicité de l'organisation du Canadien, il semble jouer la comédie.  Tantôt il progresse dans sa réhabilitation, tantôt il régresse.  C'est une valse hésitation.

À la fin janvier, quand il a enfin accepté de parler aux journalistes lors d'une conférence de presse, il a laissé planer des doutes sur un éventuel retour au jeu.  Reviendrait-il à la compétition ?  Il n'en était pas certain.  Il y avait eu des rumeurs voulant qu'il pourrait revenir au jeu mais avec un autre club que le CH (Seattle ?).

Une rumeur plus récente veut qu'il ne revienne pas cette saison, puisque le Canadien est déjà mathématiquement éliminé des séries.  On a mentionné également que son retour a été retardé en raison d'une enflure au genou qui a été opéré l'été dernier.  Un mal persistant qui pourrait mettre fin à sa carrière.



Lors de son point de presse de janvier, Price a dit craindre de ne plus pouvoir jouer à un haut niveau même s'il parvient à revenir au jeu.  Cette crainte est-elle vraiment attribuable à l'état de ses genoux ou au fait que, privé de «speeds» nécessaires pour améliorer ses performances, il ne puisse plus répondre aux attentes immenses du club, des partisans et de son faramineux contrat ?

On l'a mentionné, à la longue, les «speeds» sont dangereux pour la santé.  Ils peuvent même être mortels.  Entre ses performances sportives et sa santé, Price a choisi la dernière, pour sa vie personnelle et celle de sa famille.

On verra quelles seront les conséquences de cette décision.  Comme Shea Weber, il pourrait annoncer sa retraite, ou bien il tentera un retour au jeu, au risque de devoir se contenter de performances ordinaires (sans les béquilles qu'étaient les «speeds» pour lui), loin de certaines de ses prouesses d'un lointain passé...

Est-ce que la direction du club et les fefans pourraient accepter ce rendement inférieur de Scarey ?  Price aura 35 ans l'été prochain.  L'âge de la retraite pour la majorité des joueurs de la LNH.  À moins qu'il essaie de s'accrocher à son mirobolant contrat de 10½ millions de $$$ par saison, auquel il reste encore quatre ans...  Un échange est probablement hors de question.

Ron Francis, le gérant général du Kraken de Seattle, a levé le nez sur Price lors du repêchage d'expansion l'an dernier.  Il avait sûrement fait son enquête au sujet du vétéran gardien, non protégé par le Canadien.  Et ce que Francis a découvert ou flairé l'été passé l'a dissuadé de toucher au 31 du CH...