L'été s'achève et le torCHon de Moronréal est de retour sur la glace. Les fefans peuvent enfin se pâmer de nouveau devant leurs héros sur patins en remplissant le Centre PouBell de leurs corps en peine...pour un match intra-équipe... C'est un peu automatique, après avoir été absent de son travail, de son pays ou de l'école, on demande toujours à notre entourage : «Alors...Quoi de neuf ? Que s'est-il passé ?» Désolé de le radoter encore, mais, dans le cas du Cacanadien, il n'y a rien de nouveau. Comme par les années passées, on a bouché les trous dans l'alignement avec du vieux stock, des joueurs usés à la corde, des restants de table rejetés par les autres équipes de la LNH.

Inutile de trop s'attarder sur le cas du gros jambon George Parros (photo), qui comme son détracteur Georges Laraque, s'amène dans la ville des enveloppes brunes, passablement amoché. À l'époque de son bref passage dans la métropauvre, Laraque avait fait "freaker" les fefans, à son arrivée. On s'attendait à ce qu'il fasse régner la terreur dans les rangs des adversaires des CHieux après qu'on lui ait consenti un très lucratif contrat. On connaît la suite... Toujours blessé ou un peu trop "cool" sur la patinoire, Laraque s'était avéré une arnaque pour les mordus de la CHiasse et la direction du CH. Parros, qui n'est qu'un lutteur "fakeux" aux yeux de Laraque, pourrait lui aussi décevoir tous ceux qui le voient comme un policier redouté qui protégera les nombreux petits schtroumfs qui constituent encore le coeur de la formation dirigée par Michel "t'es rien" Therrien. Parros commence bien, il s'est déjà blessé avant même le début du camp d'entraînement ! Probablement en taillant sa grosse moustache graisseuse ou en se penchant pour attacher ses patins dont la lame est incrustée de...ciment ! Comme pour Laraque, on parle ici d'un gros bouffon qui amusera occasionnellement la foule et le cirque médiatique de Mourial-la-ville-au-cent-milliards-de-nids-de-poule. Après plusieurs années à se faire secouer la tignasse et à manger des coups sur la marboulette, Parros n'aura pas envie de trop se démener pour la cause des CHaudrons, s'il veut finir sa carrière en conservant un peu de matière grise non avariée au cerveau.
En ce qui concerne Douglas Murray, un autre nouveau venu chez la CHnoutte, pas besoin non plus d'en faire tout un plat. Il fait partie de la demi-douzaine de "7e défenseur" qui tenteront de remplacer Alexei Emelin, qui ne reviendra pas au jeu avant le mois de novembre après s'être fait planter la saison passée. À son retour, après un tel choc, sera-t-il en mesure de jouer aussi physiquement qu'il le faisait auparavant ? On peut en douter... Et s'il le fait, il pourrait bien se retrouver au rancart aussitôt...
Ce qui a fait surtout jaser les fefans du CHicolore cet été, c'est l'embauche du frêle et fragile Daniel Brière, une autre demi-portion qui se joint à des pareils comme lui, et qui fait qu'on se demande si le Caca n'est pas un club de pee-wee. Coûtant beaucoup trop cher pour ce qu'il rapportait, Brière a vu son contrat racheté ce printemps par les Flyers de Philadelphie. Ridiculisé (photo ci-dessus) par les partisans de "l'orange crush", Brière est maintenant mort de rire après avoir signé pour deux ans et quatre millions de $ par saison pour les Canailliens. À 36 ans, et après une série de blessures qui l'ont laissé diminué, la nouvelle acquisition du CHiard ne cesse pas de régresser depuis quelques années...pas mal comme son nouveau coéquipier Scary Price ! Il y a trois ans, le petit joueur haut comme trois pommes et portant le numéro 48, marquait au rythme de 0,44 but par rencontre. La saison suivante sa production avait baissé de moitié (0,22 but par match). Et en 2013, elle n'était plus que de 0,17 but par joute (six petits filets en 34 games). Outre une fracture au poignet, Brière a subi deux commotions cérébrales au cours des deux dernières campagnes. Le vieillissement et ces graves blessures y sont sûrement pour quelque chose dans la sévère baisse de rendement de Brière.
En plus, Therrien a indiqué qu'il fera jouer Brière à l'aile droite, là où il pourra plus facilement se faire frapper contre la bande...et subir ainsi une autre commotion cérébrale. Brillant ! Comme on le sait, de telles commotions ont tendance à se répéter, surtout pour ceux qui, comme Brière, sont bâtis sur un "frame" de poulet ! Comme plusieurs autres nains du Cacad'CHien, Brière ne sera utile que sur le jeu de puissance. À forces égales, il se contentera de respecter le plan de match de Therrien : empêcher l'adversaire de marquer, en faisant de l'obstruction, et attendre les ouvertures pour contre-attaquer.
Brière se trouve à remplacer Michael Ryder, qui a laissé lamentablement tomber l'équipe en séries, et qui a profité du marché des agents libres pour sacrer son camp. Obtenu l'hiver passé en échange de Erik Cole, et jadis repêché par le club mourialaid, Ryder a donc chié pour la seconde fois dans les mains des dirigeants du Cacanadien. Écoeuré d'être le seul brave à foncer au filet adverse, Cole avait, de son côté, tout fait pour sortir du trou de la métropauvre, en menaçant même de prendre sa retraite...
Certes, Brière pourra faire quelques flammèches sur le jeu de puissance, mais, cependant, rien ne garantit que le Caca aura autant d'avantages numériques que la saison dernière en retour de la commandite de 375 millions de dollars de Molson avec la LNH. À cause de leurs pertes attribuables au lock-out, les frères Molson, (propriétaires majoritaires du CH et possédant toujours des parts dans la brasserie Molson-Coors) avaient été compensés par la LNH en profitant d'un ratio "avantages numériques/désavantages numériques" incroyablement favorable alors que c'était exactement le contraire pour leurs principaux rivaux de division, les Bruins de Boston, qui se sont retrouvés gravement désavantagés au chapitre des pénalités. Durant les séries éliminatoires, que les CHieux ont atteint grâce à la complicité des arbitres et des dirigeants de la Ligue NaCHionale, il faut croire que cette collusion n'existait plus puisque les CHaudrons ont été l'équipe la plus punie. Privés des décisions biaisées des officiels, les CanaCHiens se sont rapidement fait ensevelir en cinq petits matchs par les Sénateurs d'Ottawa... C'est bien pour dire hein ?
J'ai bien hâte de voir si les fefans vont mettre beaucoup de pression sur Brière, six ans après que celui-ci ait levé le nez sur une mirobolante offre de contrat faite par Bob Gainey, qui était alors le patron hockey de la Guenille. Aucun joueur, pas même Zdeno Chara, n'a été plus hué par les fefans depuis ce temps-là. Certains observateurs prétendent qu'en raison de son âge plus avancé, Brière bénéficiera de l'indulgence des fefans advenant qu'il offre des performances médiocres, semblables à celles de la saison passée à Philadelphie. C'est bien mal connaître les cinglés qui capotent en envahissant le Centre BéBell pour une partie intra-équipe...










