Le printemps Newhook se poursuit dans la Belle Province, et tout le monde est en liesse et capote à cause des succès d'un simple club de hockey de Montréal. À entendre les grandes gueules des commentateurs, le CH soulève et unit tout un peuple et va le porter jusqu'aux nues et à l'extase suprême. Ça sent la Coupe et c'est comme la fin du monde !
C'est une aubaine bienvenue pour les commerçants du Québec et les dirigeants du pays. Car pendant que les fefans dépensent l'argent (emprunté ou à crédit) et perdent la tête pour ce qui ne devrait être qu'un jeu, ils oublient tous leurs problèmes : une ville en ruines (infrastructures détruites), un coût de la vie qui dépasse largement leurs moyens, les faillites qui augmentent en flèche avec un endettement qui place les citoyens canadiens au premier rang des plus endettés parmi les principaux pays du globe, les guerres qui déshumanisent et bouscule l'ordre financier du monde entier.
Tout ce chaos (pas celui évoqué sans cesse par le coach Tintin St-Louis) menace à nouveau le système financier de toute la planète, y compris celui des pays les plus riches. Le pourcentage d'endettement des Canadiens par rapport au produit intérieur brut (PIB) est rendu à un stratosphérique 101 %. Les plus proches de ce niveau exorbitant parmi les pays les plus importants, ce sont les Britanniques, à 74 %. À titre comparatif, les Italiens sont à 36 %, et les Chinois à 59 %. L'appauvrissement de notre société progresse à une vitesse grand V, mais tant que le club de hockey du Canadien de Montréal gagne, tout est oublié et pardonné... De l'aveuglement volontaire et troublant.
Malgré tout, les fefans du torCHon achètent à crédit des billets à des prix faramineux, à coups de milliers de dollars, pour voir évoluer leurs pousseux de puck CHicolores. Ils vont ensuite dépenser l'argent qu'ils n'ont pas dans des restaurants mal famés, dont les propriétaires sans scrupules en profitent aussi pour abuser d'eux, en les faisant payer le plus cher possible.
La fièvre des séries les rend encore plus malades que de coutume. Bien sûr, même les Anti-Habs risquent de basculer dans cette folie. J'avoue que j'ai dû me raisonner et me calmer après les deux buts victorieux d'Alex Newhook dans les matchs décisifs qui ont conduit les CHaudrons en finale d'Association. Je prenais ces déceptions trop au sérieux. Après tout, ce n'est que du hockey. Ce n'est qu'un jeu.
Mais pas pour les partisans enragés de la Sainte Guenille ! C'est plutôt leur passion démesurée et leur arrogance qui me dérangent. Et tous ceux qui en profitent pour en abuser, en leur faisant oublier leurs responsabilités dans la vie de tous les jours, qui est passablement dure, ces temps ci.
J'ai hâte qu'une équipe adverse ramène la Cacanadien à sa vraie place : les terrains de golf ! L'atterrissage sera rude pour tous ces fefans hystériques. Mais il faut avouer que je ne déborde pas de confiance envers les prochains opposants des CHieux : les Hurricanes de la Caroline. Comme les Sabres de Buffalo, leur point faible pourrait bien être là où il ne faut pas qu'il soit, c'est-à-dire, à l'endroit le plus crucial, soit devant le filet, entre les deux poteaux...
On souligne le fait que le CH a plusieurs jeunes joueurs dans son alignement et je constate que ceux-ci se laissent facilement emporter en s'enflant la tête en raison de leurs présents succès, et par l'adulation et l'adoration des fefans à leur égard. Le gardien Jakub Dobes est particulièrement devenu arrogant et baveux. Durant le match no 5 contre les Sabres, il est même aller narguer les joueurs adverses près de leur banc. Sa déconfiture lors de la partie suivante, à Mourial, devrait le rendre plus humble...
La gloriole que les partisans bleu, blanc, merde lui réserve depuis quelques semaines lui a monté manifestement à la tête. Ça rappelle les cas de Carey Price et de P.K. Subban...qui n'ont pourtant jamais touché à la Coupe Stanley... Il devrait savoir ou apprendre que, dans le bidonville des bipolaires moronréalaids, on peut vite passer de héros à zéro...


















