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dimanche 16 mars 2014

LE CIEL...ET LES ARBITRES TOMBENT SUR LA TÊTE DES SENS AU CENTRE BELL : BRYAN MURRAY VOULAIT DES EXPLICATIONS.


Plus d'une heure après avoir vu son club perdre un match crucial samedi soir au Centre Bell, le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray, cherchait toujours à comprendre comment le ciel et les arbitres avaient pu ainsi tomber sur la tête de sa bande.  On l'a aperçu en train de parler aux officiels dans le corridor menant au vestiaire de ces derniers.  Bien qu'il était sans doute encore sous le choc après que les CHaudrons de Moronréal aient transformé une défaite imminente de 4-1 en une victoire miraculeuse de 5-4 en marquant quatre buts sans réplique dans les cinq dernières minutes de jeu, Murray gardait tant bien que mal son calme et il voulait tout simplement des explications au sujet de décisions très douteuses des hommes aux uniformes rayés.  En parlant à Éric Furlatt, un arbitre québécois, Murray devait bien se douter qu'il avait pourtant devant lui une bonne partie des explications qu'il recherchait.  Parce qu'ils sont biaisés en faveur des Cannes à CHiens, les officiels francophones ne devraient jamais être autorisés par la NHL à arbitrer des matchs au Centre Molson.  Le club de Murray en arrachait déjà suffisamment ces derniers temps pour ne pas avoir à surmonter un arbitrage défavorable par-dessus le marché.   Les Sens accusent présentement un sérieux retard au classement pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires.  C'était important qu'ils gagnent hier soir, dans ce match de quatre points, contre un rival qu'ils poursuivent et qui paraissait lui aussi très mal depuis une couple de semaines.  Pour ma part, après avoir joui en observant une autre contre-performance du torCHon, je me disais, comme pas mal tout le monde qui suivait la partie, qu'avec environ cinq minutes à jouer en 3e période, la victoire était dans le sac pour les Sénateurs.  C'est à peu près à ce moment-là que la gang du coach Paul MacLean a eu un relâchement et s'est mise à trop reculer dans son territoire.  À trois minutes et demie de la fin du dernier tiers, l'incroyable s'est produit : un but de nul autre que Lars Eller, qui n'avait pas marqué depuis un siècle !  Lui-même convaincu que c'était trop peu trop tard, Eller n'a même pas célébré ce filet qu'il avait pourtant si longtemps espéré !


Mais on en était pas à la fin de ces nombreux rebondissements qui ont ponctué cette rencontre complètement folle.  C'est en effet complètement fou le nombre d'occasions de marquer ratées par les deux équipes dans ce match, et ce, dès le début de l'affrontement.  Totalement ahurissant également le nombre de décisions insensées de la part des zèbres.  Et on ne parle pas ici du nombre encore plus élevé de punitions qui n'ont pas été décernées aux joueurs de la Sainte Guenille.  Ceux-ci ont profité de sept jeux de puissance contre seulement trois pour les Sénateurs.  À au moins deux reprises, les Sens ont écopé de pénalités alors que Price (contre Spezza) et Markov (contre Turris) faisaient des plongeons volontaires (diving) en faisant semblant d'être accrochés.  La culbute de Markov donnait un avantage numérique aux siens, moins de deux minutes avant la fin du 3e engagement, alors que le pointage était de 4-3 pour les visiteurs.  Normalement, à ce stade avancé du match, les officiels ne tombent pas dans ce genre de panneau.  Sauf à Haïti-Nord, semble-t-il...  Michel Therrien a alors retiré son gardien au profit d'un 6e attaquant.  Et c'est durant la dernière minute que nous avons assisté à une confusion sans nom dans la zone des Sens.  Les dernières secondes s'égrenaient au tableau indicateur, quand on a vu une couple de joueurs de la CHiasse (dont Vanek) bousculer le gardien Robin Lehner et l'empêcher de faire son travail.  Pas de punitions...  Puis, alors que Colin Greening s'apprête à dégager son territoire pour ainsi assurer la victoire à son équipe, un joueur du Caca se pend à lui et l'entraîne sur la patinoire.  Pas de pénalité...  Et l'impensable qui arrive : le but égalisateur de Desharnais avec trois dixième de seconde à écouler au match.  On comprenait pourquoi tous les membres du personnel des Sens étaient furieux et voulaient s'en prendre aux arbitres qui auraient pu tout aussi bien porter le chandail des Canailliens hier...


Et ce n'était pas fini !  En prolongation, alors que Lehner semble avoir immobilisé le disque sous ses jambières, près du poteau gauche de sa cage, on attend en vain, et pendant une éternité, qu'un officiel siffle l'arrêt du jeu.  Pas de sifflet pendant qu'un CHieux pioche sur Lehner pour faire sortir la rondelle.  Pas de punition... et en plus voici Bouillon qui s'empare de la noire et marque son premier but de la saison pour procurer ce précieux gain à un CHicolore désespéré qui, comme à chaque fin de saison, ressemblait de plus en plus à une équipe de quilleurs qui lancent constamment leurs boules dans le dalot.  Cette abrupte fin de match a été le comble pour les Sénateurs.  Certains joueurs, dont Lehner, voulaient arracher la tête des officiels.  Au capitaine Jason Spezza qui demande pourquoi il n'a pas sifflé l'arrêt de jeu, Ferlatt répond bêtement qu'il y avait trop de bruit autour de lui, sur la séquence en question.  Spezza n'y comprend rien et ne voit pas le rapport avec la décison rendue.  Il ne comprend pas que les fantômes de l'ancien forum sont venus hanter son équipe...  Comme trop souvent depuis tant de décennies, ce sont les arbitres, et non les hockeyeurs, qui viennent de faire pencher la balance du côté des locaux à Mourial...  Pathétique...  Pendant que les fefans et les CHieux célébraient cette victoire frauduleuse, j'éteignais mon poste de télé en n'en revenant tout simplement pas de cette mauvaise plaisanterie dégoûtante...même si je devrais y être habitué, depuis le temps que ce genre de choses ridicules se produit dans l'entourage de la CHnoutte.


En tout cas, j'avais hâte de lire les commentaires des gens des Sénateurs dans mon journal quotidien, ce matin.  C'était sans compter le parti pris des journaliCHe-culs qui couvrent la Sainte Guenille.  Dans l'article du SOLEIL (ou LA PRESSE, c'est du pareil au même), pas un traître mot sur le revers de la médaille de ce gain volé par le torCHon.  Il me semble justement qu'un journaliste, qui doit respecter les canons de sa profession pour être accrédité, a l'obligation de toujours nous donner le point de vue des principaux acteurs impliqués dans un événement.  Or, ce matin dans LE SOLEIL, aucun commentaire rapporté d'un membre de l'organisation des Sens.  Que de la glorification pour l'extraordinaire retour de l'arrière du valeureux CHicolore.  Heureusement qu'il y a l'Internet (qui fêtait justement ses 25 ans la semaine passée) pour me permettre de lire des compte-rendus du match d'hier dans la version électronique des journaux d'Ottawa.  Bien sûr, les joueurs des Sénateurs prenaient leur part de responsabilité dans l'effondrement de leur équipe au Centre Bell samedi soir.  Mais ils affirmaient aussi que c'était frustrant au maximum que ce soit les arbitres qui aient décidé l'issue de la rencontre, dans la confusion la plus totale.

Ce n'est pas la première fois que cela arrive aux Sénateurs contre la CHarogne.  Interrogé par Gord Wilson de TSN, à savoir s'il n'y avait pas une conspiration contre son club quand il affronte le CH, le défenseur Chris Phillips a répondu : «c'est une façon polie de le dire».  Pendant ce temps, pour ne pas être suspendu par la Ligue, le coach MacLean se mordait la langue et les lèvres pour ne pas dire tout le mal qu'il pensait de l'arbitrage du match d'hier.  Le capitaine Spezza déclarait quant à lui que c'était «probablement une des pires défaites que nous pouvions encaisser».  Difficile, en effet, de subir un sort plus pénible.  Clarke MacArthur allait encore plus loin en résumant ses sentiments par ces mots : «Ça me rend quasiment malade que nous quittions Montréal avec un seul point».  S'il ne fallait pas choisir d'en rire plutôt que de s'en offusquer, on aurait pu aussi se sentir malade à la conclusion de cet affrontement qui a tourné à l'absurde.  Bof !  Ça ne pourra qu'attiser davantage la rivalité entre ces deux clubs.  Une rivalité qui a pris de l'ampleur depuis que les Sens ont éliminé les CHaudrons le printemps dernier.  S'il y a un juste retour des choses, le Caca paiera un jour pour ce qui est arrivé hier.