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dimanche 7 décembre 2014

BERGEVIN DEMANDE AUX CACANADIENS DE JOUER AVEC COEUR POUR HONORER BÉLIVEAU : ILS RÉPONDENT AVEC TROIS DÉFAITES CONSÉCUTIVES...


Mercredi passé, s'exprimant sur un ton solennel pour rendre hommage au grand Jean Béliveau, décédé quelques heures plus tôt, le directeur général du Cacanadien de Mourial, Marc "Symphorien" Bergevin, disait être convaincu que son équipe jouerait un match inspiré, le soir même, au Minnesota, contre le Wild, pour honorer la mémoire du légendaire numéro 4 de la Sainte Flanelle.  La réponse de sa bande de vauriens et de lâches ?  Non seulement une défaite aux mains du Wild, mais deux autres de suite à Chicago contre les Blackhawks et hier encore contre les Stars à Dallas.  Même pas un petit point arraché aux adversaires par respect envers l'ancienne idole de tout un peuple. Le numéro 4 du "gros Bill", gravé sur leurs casques, puis sur le devant de leur chandail, n'aura donc servi à rien pour les motiver à "porter le flambeau bien haut" et à gagner pour raviver leur ancienne gloire...éteinte depuis longtemps, maintenant...

Les gens de Québec adoraient Béliveau et celui-ci leur a bien rendu quand il a fait deux fois des pieds-de-nez au tricolore qui courait après lui au début des années 1950.  Jean avait préféré demeurer dans la vieille capitale, avec les As.  Il a fallu que les CHieux achètent la Ligue, dans laquelle évoluait les As, pour forcer le gros Bill à enfin jouer pour eux !  Si les Nordiques avaient existé à l'époque, Béliveau les aurait choisis pour faire carrière dans la NHL.  Sa personnalité attachante, sa simplicité, son humilité, sa loyauté, s'accordaient bien plus avec les qualités des braves gens de la cité de Champlain qu'avec les têtes enflées et les péteux de brou de la métropauvre...


Pour les Anti-Habs, qui, malgré leur aversion pour le CHicolore, s'inclinent avec admiration et respect devant le grand disparu, le temps des fêtes a commencé tôt cette année.  Avec six revers à leurs sept dernières parties (sept défaites à leur dix derniers matchs), les Canailliens en arrachent, à notre grande satisfaction.  Le récent voyage de quatre rencontres à l'étranger du Caca, aurait été parfait pour nous si l'Avalanche du Colorado avait imité les Hawks, le Wild et les Stars en faisant baisser pavillon à la troupe en déroute de Michel "Éphrem" Therrien.  Mais nous avons tout de même été gâtés par le jeu merdique des Price, Subban, Markov et compagnie.  La bourde de ce dernier, qui a coûté le match aux Habs à 27 secondes de la fin de la 3e période à Chicago, était particulièrement jouissive pour les Anti-CHieux.

Les CHaudrons ont patiné dans le vide pendant de longues périodes au cours de ce périple, cauchemardesque pour eux, mais fantastique pour nous, les antis.  Pour excuser leurs contre-performances les gars du torCHon ont mentionné les affres du long voyage et le fait qu'ils ont dû jouer trop de matchs en si peu de jours.  Pourtant c'est le lot de toutes les équipes dans la LNH.  Les clubs de la Conférence de l'Ouest voyagent beaucoup plus que le Cacanadien.  Ça ne les empêchent pas de gagner une bonne partie de ces rencontres à l'étranger.  Bref, les récriminations des CHieux sont des excuses de "losers".  Au cours de ce séjour au pays de l'Oncle Sam, ils ne semblaient pas intéressés à jouer et ils ont été incapables d'être compétitifs.  Manque de punch à l'attaque et très brouillons en défensive.  Ils étaient rarement les premiers sur la rondelle, et, parce qu'ils étaient toujours en retard, ils se faisaient prendre à contre-pieds, et ils péchaient par indiscipline (nombreuses punitions).  Il n'y avait aucun échec-arrière de la part des attaquants, ce qui ouvrait facilement l'entrée de leur territoire aux joueurs ennemis.  Therrien a eu beau multiplier les changements dans la composition de ses trios "inoffensifs", ce fut peine perdue !

Malgré leurs déboires des derniers jours, il faudra attendre de voir si cette tendance perdante va se poursuivre au Centre PouBell, où ils disputeront leurs cinq prochaines joutes.  S'ils perdent encore, ils vont probablement dire que c'est parce qu'ils ont été dérangés par les cérémonies entourant les funérailles de Béliveau...  Il n'en reste pas moins qu'en huit jours, la CHnoutte a dégringolé du premier au 11e rang au classement général (5e dans la Conférence de l'Est, 3e dans sa division avec cinq points d'avance sur Toronto, qui a trois matchs en mains sur eux).


Price nonchalant

Plusieurs éléments nous rappellent de plus en plus le CHiendent d'il y a deux saisons.  Celui qui avait fini dans les bas fonds du classement.  Et ça commence avec le gardien Scary Price.  Il ressemble énormément au grand niaiseux nonchalant qui accordait toujours un ou deux mauvais buts par game.  Il est négligent, paresseux et malhabile quand il sort de son filet pour manier la rondelle et tenter des passes ou des dégagements.  Une fois sur deux, il donne le disque à ses adversaires ou il menotte ses propres coéquipiers avec un mauvais relais qui les placent en position risquée.  Non seulement il se fait passer des sapins sur des tirs anodins, mais il se fait aussi déjouer par des bonds de la "noire" contre la bande ou la baie vitrée, près de sa cage.  Il perd souvent de vue les lancers dirigés vers lui et il peut s'estimer chanceux d'avoir été souvent sauvé par les poteaux de son but, ces derniers temps.

Un Price médiocre n'annonce rien de bon pour les jambons moronréalaids qui devront se frotter aux Canucks de Vancouver et aux Kings de Los Angeles cette semaine, au Centre PouBell.  S'il y a une différence entre le Price d'aujourd'hui et celui d'il y a deux ou trois ans, c'est qu'il semble plus amorphe.  Au moins, avant, il se choquait quand il jouait mal...  Devant sa cage il apparaît mou comme de la guenille...  Pourtant, les journaliCHeux qui couvrent le Caca disent tous que c'est le vrai capitaine, le vrai leader de l'équipe.  Ouuuuu boy !  Les CHieux sont dans le trouble si c'est le cas...  Disons qu'il ne prêche pas par l'exemple même s'il n'a guère de support de la part de ses nioCHons de compagnons de jeu.

Des pourris, des restants de table et des vieilles picouilles à la défense

Après avoir fait un constat d'échec avec le plan de Bergevin qui, cette année, a échangé Gorges pour faire de la place aux jeunes Tinordi et Beaulieu à la ligne bleue, voilà que l'on se rend compte que les solutions de remplacement, à ce mouvement de jeunesse raté, ne sont pas meilleures.  Bryan Allen (-2) a toutes les peines du monde à suivre le jeu dans sa zone.  Disons que ce n'est pas la trouvaille du siècle !  Tom Gilbert (trois points en 27 matchs, aucun point en avantage numérique) est tellement pourri que Therrien l'a laissé dans les estrades pour deux matchs récemment.  Mike Weaver (probablement victime d'une commotion cérébrale hier) ne fait pas le poids autour des filets de Price.  Il n'a pas un physique assez imposant, et, lui aussi, accuse le poids des années.

Amené en désespoir de cause pour ressusciter un jeu de puissance nul, le vieux croûton à Sergei Gonchar présente une fiche de...zéro point jusqu'ici en situations de surnombre (trois points en treize matchs au total).

À cause de ses mises en échec de salaud, Alexei Emelin est devenu un joueur marqué.  Dans son cas, on peut appliquer le dicton : "qui combat par l'épée périt par l'épée".  Ce n'est qu'une question de temps avant qu'il se retrouve encore à l'hôpital.  Les arbitres l'ont à l'oeil et il écope de plus en plus souvent de pénalités coûteuses pour sa bande de minus.

Un peu comme son coéquipier Pédé Subban, dont le jeu ne cesse de se détériorer.  Peut-être parce qu'il était tanné de faire rire de lui en ratant toujours le filet adverse par dix pieds, quand il décochait des tirs, on dirait qu'il n'ose même plus lancer vers les gardiens adverses.  Hier il a tenté un seul tir, qui a été bloqué avant de se rendre au but.  En défense c'est un désastre.  J'ai bien ri hier quand je l'ai vu donner ses directives à ses coéquipiers juste avant une mise au jeu à la gauche de Price, quelques secondes avant le 2e but de Seguin, en toute fin de 2e période.  Subban n'avait pas fini de parler et de gesticuler quand la rondelle a été mise en jeu et qu'il a négligé de couvrir Seguin placé devant le but.  Le gros cave no 76 a été pris les culottes baissées et il a voilé la vue de son gardien par-dessus le marché !  Sublime !  Les analystes à RDS et à TVA disent maintenant que le gros paquet de merde no 76 connaît une saison difficile.  En a-t-il déjà eu une bonne ?  Ha !  Ha !  Ha !  C'est le temps que ces pseudo-experts se réveillent !  Subban a toujours été surévalué...comme son petit club d'ailleurs, depuis un quart de siècle !

Quant à Markov, lui aussi usé à la corde, et toujours pas physique pour deux sous, il commence à pomper l'huile et il semble constamment débordé dans sa zone...  Qu'est-ce que ce sera en 2e moitié de saison quand la fatigue se fera encore plus sentir pour les membres du club de l'âge d'or de la défensive du Caca ?!


Des attaquants avec des fusils à l'eau et des mains de ciment

À l'attaque, le portrait n'est pas plus reluisant.  À part Pacioretty, il n'y a aucun marqueur digne de ce nom.  Desharnais moisit toujours avec ses deux petits buts (aucun à ses douze derniers matchs) et il s'est retrouvé sur le 3e trio hier.  Parenteau est un flop total (onze points en 29 parties, différentiel de -3, et trois petits points sur le jeu d'impuissance des CHieux) comme nous l'avions prévu ici.  Malhotra n'a pas été engagé pour ses prouesses offensives, mais quand même !  Zéro point en 29 joutes !  Un point à ses 45 dernières games !  Eller ne cassait rien avant d'être blessé (onze points et -6 en 28 matchs, un seul point sur le power play) mais sur l'échiquier du Caca, qui ne compte que des pions, son absence, comme celle de Weaver en défense, va passer inaperçue.

Il faut aussi noter que rien n'a changé en ce qui concerne le score des parties du CHicolore.  Si les CHieux gagnent moins souvent qu'en début de saison, ils le font encore par des marques serrées (un but).  Mais quand ils perdent, c'est généralement par plusieurs buts, lorsqu'ils ne sont pas tout simplement déclassés ou écrasés.  Une autre tendance qui n'est pas un bon signe pour les héros des fefans.

Heureusement qu'il reste des atouts aux Cannes à CHiens : leur ancien défenseur Stéphane Quintal maintenant préfet de discipline de la LNH, qui ne suspendra jamais -ou si peu- les joueurs de la CHiasse, peu importe la gravité de leurs coups illégaux; et la commandite de 375 millions de dollars qui fait de Molson la bière officielle de la grande Ligue...

Hacksaw millionnaire !

Vers le milieu du mois de novembre dernier, Google, qui héberge mes nombreux blogues, m'a informé -en me félicitant- que mes textes ont été lus ou consultés un million de fois.  Dire qu'il y a cinq ans, quand j'ai commencé avec "CH comme dans CHaudrons", des fefans m'avaient envoyé des messages pour me décourager d'entreprendre cette aventure.  Ils avaient écrit que mes textes n'intéresseraient personne et qu'ils ne susciteraient aucun commentaire.  Selon eux, les seules personnes qui visiteraient mes sites seraient du monde qui tomberait dessus par hasard.  Comme d'habitude, ces fefans peureux étaient dans le champ !  Merci à mes milliers de lecteurs ! 

jeudi 24 juillet 2014

POURQUOI LE CACANADIEN S'EST-IL DÉBARRASSÉ DE JOSH GORGES ?


Je m'étais promis de rester tranquille cet été et d'oublier à la fois ce blogue et l'omniprésent et polluant CanaCHien de Mourial.  Le printemps dernier, à la conclusion d'une trop longue saison du bleu, blanc, merde, j'étais écoeuré et je ressentais le besoin de prendre des vacances prolongées du Caca et de ses "collant" fefans bipolaires.  Maintenant, je me sens mieux.  Le beau temps a fait son oeuvre.  Je suis suffisamment désintoxiqué de l'idiotie des fans finis des CHieux, et le plaisir de me moquer de la sainte guenille a repris le dessus.

Parmi les changements opérés durant la saison morte par le directeur général Symphorien Bergevin, l'échange -on devrait plutôt parler d'un don- qui a chassé de la métropauvre le valeureux défenseur Josh Gorges a été un fait marquant.  Les fefans du CHicolore n'ont pas compris -ils ne comprennent pas grand chose anyway- que ce loyal soldat se soit fait montrer la porte de sortie, lui qui a sué sang et eau pour "son" club, depuis qu'il en faisait partie.  C'est un euphémisme de dire que Gorges avait le "CH" tatoué sur le coeur.

La saison passée, lorsque je m'endormais en tentant de regarder sans bailler les matchs télévisés de la CHnoutte -j'avais souvent l'impression que c'était aussi intéressant que si mon écran avait été rempli de neige-, j'étais parfois réveillé par un "boum" ou un "bang".  Plus souvent qu'autrement, en voyant la reprise du jeu que j'avais manqué, je découvrais que c'était encore le pauvre Gorges qui venait encore de se faire rentrer dans la bande, près du filet de son gardien de but.  Ça fait longtemps que je m'intéresse au hockey, et, de mémoire, je ne me rappelle pas d'un joueur qui se soit fait "maganer" autant que l'ex-numéro 26 des CHaudrons.  C'est vrai qu'ils sont peu nombreux les CHickens de MortYial qui osent, comme lui le faisait, se rendre dans les coins de patinoire afin de lutter pour la possession du disque, ou simplement pour le récupérer tout en sachant qu'ils risquent de se faire frapper solidement.  Comment Gorges a-t-il pu éviter de se retrouver à l'hôpital ou à l'infirmerie après des collisions ou des contacts physiques aussi sévères ?  Ça défie presque l'entendement.


Pour expliquer qu'on ait donné Gorges aux Sabres de Buffalo en échange d'un petit 2e choix au repêchage de 2016, certains ont invoqué la nécessité, pour Bergevin, de faire de la place sous le plafond salarial.  Foutaise.  Même après avoir fait signer un contrat, pour beaucoup trop d'argent, à Lars "lâche" Eller et à P.K. "cheat" Subban, il restera quatre millions de dollars en espace de manoeuvre au gérant général du CHiendent.  Peut-être que le Symphorien canaillien a vu la même chose que les amateurs de hockey et qu'il en avait assez d'observer Gorges se faire malmener sur la patinoire.  Après tout, le but, pour un défenseur de la NHL, c'est justement de défendre son gardien et son territoire, en se montrant robuste devant les "ennemis".  C'est de donner plus de coups qu'on peut en recevoir.

Mais moi, je pencherais davantage vers d'autres raisons que celle-là pour expliquer l'exil forcé et impromptu de Gorges.  Bergevin a parlé de "grossir" et de rajeunir l'équipe en faisant notamment plus de place aux jeunes défenseurs Beaulieu et Tinordi.  Pourtant on a engagé le vétéran Tom Gilbert, 31 ans, pour remplacer Gorges...  De même, on a réengagé le petit et vieillissant Mike Weaver, 36 ans...  Ce dernier peut certes bloquer autant de lancers que Gorges, mais Gilbert n'est pas plus "physique" que pouvait l'être l'ex-26 du CHicolore.  Et il commet plus d'erreurs que lui dans sa zone.

Peut-être faut-il plutôt chercher d'autres explications, en dehors de la patinoire, pour comprendre le "congédiement" cavalier de Gorges par l'état-major du torCHon.  Les qualités de hockeyeur de Gorges seront peut-être égalées par son remplaçant, mais c'est sa présence dans le vestiaire de la formation moronréalaide qui ne le sera sûrement pas.  Car c'est ce qui le distinguait par rapport aux autres porte-couleurs de la CHiasse.  Gorges avait vraiment son club et ses coéquipiers à coeur.  Quand le Cacad'CHien traversait des périodes de misère, il était un des très rares joueurs à ne pas se défiler et à affronter les journalistes dans le vestiaire.  Alors que presque tous ses coéquipiers se cachaient dans les douches ou sortaient par des portes dérobées, Gorges faisait face à la musique et semblait sincèrement peiné et affecté par les déboires de la Guenille.  Mais ce que l'état-major du club ne devait pas aimer, c'est que cet homme, qui impressionnait les scribes par son courage, souffrait, en quelque sorte, du syndrome "Guy Carbonneau", du nom de cet ancien coach du CH, qui avait la fâcheuse habitude de planter ses joueurs devant les membres des médias, après leurs contre-performances.


Gorges avait son franc-parler et il disait les choses comme elles étaient, même s'il ne blâmait jamais directement tel ou tel coéquipier pour les malheurs de l'équipe.  Mais on sait que les dirigeants du Caca n'apprécient pas les critiques.  L'image du club est sacrée.  Le marketing des Molson s'appuie sur le prestige des anciennes dynasties, des anciens "Glorieux", comme le prouve d'ailleurs, à chaque ouverture locale de saison, le ridicule rituel de la passation du flambeau...  Étant des hypocrites, les membres de la direction du torCHon, imposent une ligne directrice sévère à leur personnel.  Dans leurs déclarations à la presse, les joueurs et les instructeurs doivent s'en tenir à des clichés ou, si vous préférez, à parler pour ne rien dire.  Gorges ne respectait pas ces directives et il disait parfois des vérités qui nuisaient, sans qu'il le veuille, à la sacro-sainte image de marque des Habs.  Une image représentative qui ne doit surtout pas être entachée de médiocrité.

Et puis, au printemps 2013, il y avait eu ces colporteurs de rumeurs qui ont prétendu qu'il était homosexuel.  Des ragots sans fondement puisque Gorges s'est marié l'été suivant à la jolie Maggie Morrison (photo ci-dessus).  Dans des forums de discussion sur le NET, certains gais ont affirmé que ce mariage ne prouvait rien, que c'était un camouflage, et que Gorges était possiblement "des nôtres".  Les gais aiment toujours ça quand des vedettes sortent du placard pour déclarer leur homosexualité et redorer leur blason.

Peut-être qu'un jour, les choses auront assez évoluées pour qu'un joueur de la CHarogne avoue son homosexualité.  On s'en va peut-être vers ça.  Révéler publiquement son homosexualité, ce n'est d'ailleurs plus un "big deal", comme avant.  Il y a des gais dans tous les sports et dans toutes les sphères de la société.  Que Gorges soit gai ou pas, les rumeurs à son sujet, même si elles étaient farfelues, ont dû agacer les dirigeants du Cacanadien.  On ne veut pas de ce genre de "stuff" qui risque d'égratigner l'image dorée du CH.  On se rappelle qu'il y a quelques années, les dirigeants du Cacanadien ont fait peser leur influence dans la balance, pour étouffer des scandales impliquant plusieurs de leurs joueurs ayant commis des viols, des agressions sexuelles ainsi que des détournements de mineures.  Sans parler des histoires de beuveries et d'escortes, de même que des accointances avec des membres de la pègre et de la mafia.  Tous les porte-couleurs des CHieux visés par ces allégations ont été échangés ou libérés dans les mois qui ont suivi.  Ou bien on n'a pas renouvelé leur contrat, on les a rétrogradés dans les ligues mineures avant de s'en débarrasser, ou on les a laisser aller sur le marché des agents libres.

Il n'en demeure pas moins que l'empressement et la détermination, qu'ont démontré les dirigeants des CHieux, pour se débarrasser du loyal Gorges, sont de nature suspecte.  Surtout après que Gorges eut refusé d'être transféré à Toronto en échange de deux joueurs réguliers des Leafs, plus un choix de repêchage.  Gorges a dit qu'il ne voulait pas se joindre à un club qu'il avait tellement appris à détester en tant qu'ennemi numéro un du Cacanadien.  Est-ce vrai ou si c'était une façon pour un Gorges déçu, amer, et littéralement "sous le choc", de se venger du manque de loyauté ou de l'ingratitude flagrante du CH à son endroit, lui qui n'a jamais ménagé ses efforts et qui a sacrifié son corps pour eux, sur la glace.  Bergevin ne devait pas être heureux que Gorges mette son véto à cet échange qui aurait apporté plus de profondeur à son équipe.  Une profondeur qui risque de faire cruellement défaut la saison prochaine, y compris sur le du leadership, maintenant que Gorges et Gionta sont rendus à Buffalo.  Contrarié et frustré par le refus de Gorges de l'accommoder et de servir ses plans, Bergevin l'a tout simplement expédié au premier offrant, sans chercher à en obtenir plus en échange.  Un geste brutal et irréfléchi que les fefans lui reprochent déjà, et qu'ils dénonceront avec encore plus de véhémence si la défensive du club en arrache quand commencera la campagne 2014-15. 

D'ailleurs, on aura remarqué la prudence de Bergevin après les changements qu'il a apportés au cours de l'été à sa formation.  Il a demandé aux partisans d'être patients et de donner le temps à sa troupe de trouver sa cohésion en intégrant les nouveaux joueurs et les jeunes.  Il s'est même dit prêt à voir sa bande faire un pas de recul en 2014-15.  Symphorien veut manifestement réduire les attendes envers son club, qui a surpris en se rendant en finale de Conférence, le printemps dernier.  Le patron des CHaudrons sait bien que, pour emprunter les mots de son coach Michel Therrien, son équipe a eu la chance d'avoir de son bord les "breaks" et les "calls" des officiels la saison passée.  On se rappelle qu'après avoir également atteint le carré d'as, il y a quelques années, le Caca s'était effondré jusqu'au dernier rang de l'Est, quelques mois plus tard...

mardi 13 mai 2014

LA FOLIE DES FEFANS DU CACANADIEN N'ÉPARGNE PAS LES ENFANTS...


Encore une fois, ce printemps, c'est la folie à Moronréal parce que les Cacanadiens participent aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley.  Une folie qui n'épargne personne, pas même les enfants.  Des incidents malheureux sont encore venus nous prouver que les fefans sont des malades, surtout quand ils portent le torCHon.  Ça les rend fous raides.  Et encore plus quand leurs CHieux affrontent les Bruins de Boston, leurs ennemis jurés.  Hier soir, après la victoire de leurs dieux du hockey, qui nivelait la série 3-3 et forçait le 7e match décisif de demain, des illuminés CHicolores -c'est le cas de le dire- ont lancé des feux d'artifices au-dessus de la foule qui jubilait à l'extérieur du Centre PouBell.  Des actes irresponsables, perpétrés par des cinglés, qui auraient pu être dangereux.  La police était pourtant présente en grand nombre.  Mais quand tu es aveuglé par la partisanerie, au-delà de toutes bornes, rien ne te fait peur.  Ces capotés faisaient probablement partie des crétins qui, en fin de match, ont arrosé Milan Lucic de toutes sortes de cochonneries.  Ils hurlaient également comme des porcs que l'on égorge à l'abattoir.  Une autre gifle au visage collectif des Québécois, qui passent encore pour des barbares et des êtres non civilisés, aux yeux des millions de téléspectateurs étrangers qui ont vu ce triste spectacle.


Mais ici, on est habitué à ces déraillements et à voir les fefans décoller complètement de la réalité.  C'est ce qui se produit quand un simple jeu comme le hockey devient une religion et que les fefans se transforment en "talifans".  Je reçois quelques fois des commentaires de pareils "frappés" qui ne tolèrent absolument pas que je me moque de leur Sainte Flanelle.  Car pour eux, les Glorieux, c'est sacré.  C'est le commencement et la fin du monde.  Et c'est un sacrilège impardonnable de ne pas prendre pour le CanaCHien.  C'est une hérésie condamnable par l'Inquisition de dire du mal de leur grand tout, de leur grande équipe détentrice de 24 Coupes Stanley.  Je n'ai pas le droit de rire du Canadien, comme me l'écrivait hier et avant-hier, un écervelé qui qualifiait le CH "d'équipe glorieuse" et de "club divin".  Du moins c'est ce que j'ai compris de son texte quasi-inintelligible, tant il contenait de fautes d'orthographe dignes d'un véritable illettré.  C'est d'ailleurs le trait commun de tous les fefans qui commentent mes billets.  Ils ne savent pas écrire et il n'y a aucune logique dans les torchons -et les menaces- qu'ils m'envoient.  C'est très révélateur de leur pauvre niveau intellectuel.  Rien d'étonnant, alors, à les voir se comporter comme des cancres ou des bêtes sauvages, dans les rues de Mongols City.


Le plus triste c'est que cette folie n'épargne même pas les enfants.  On l'a encore constaté la semaine passée quand le directeur d'une école primaire de Mourial a dû annuler une "journée du chandail du CH" à la suite d'une plainte d'un parent qui déplorait que son enfant était ostracisé parce qu'il avait commis le péché mortel de porter les couleurs des Bruins de Boston au lieu de celles du torCHon.  Précédemment, lors d'une autre journée du chandail du CH, la fille de onze ans de Tony Pasquale s'était déjà fait ordonner d'enlever son chandail des Bruins -le no 4 de Bobby Orr-, sinon ça pouvait causer des problèmes.  Cette année, la direction de l'école n'a pas pris de chance.  Craignant une controverse et de possibles gestes regrettables, on a tout simplement annulé l'événement parce que la mère de l'enfant avait porté plainte et qu'elle voulait que sa fille soit autorisée à revêtir à nouveau le gilet des Bruins.  Cela en dit long sur la maladie du Cacad'CHien.  Des gens en autorité, comme ces responsables scolaires, connaissent leur monde.  Mieux vaut prévenir que guérir quand un simple chandail peut engendrer et répandre la zizanie.  On n'est pas loin du lavage de cerveau, de l'endoctrinement, de l'intolérance qui peuvent conduire à des conneries de tous genres.  On est ici dans le royaume de la pensée unique.  Celle du Cacanadien.  Crois ou meurt !  En dehors du bleu, blanc, merde, point de salut !

Devant pareille idiotie, certains ont déploré que, le directeur d'école en question, ait manqué justement une belle occasion de donner une bonne leçon à ses élèves en prêchant le respect de la différence, de même que la tolérance.  Pauvres naïfs !  Ils devraient savoir qu'en ce qui concerne le fanatisme qui entoure le CH, il n'y a rien à faire pour guérir cette maladie.  Dès leurs premières années, dans la métropauvre, les enfants se font rentrer dans la tête, par leurs parents, qu'il n'y a qu'un seul Dieu qui règne dans les cieux, celui du CanaCHien.  Révérer autre chose que le Saint Canadien de Montréal, c'est inimaginable et insensé.  Les dissidents doivent être exclus.  Comme la jeune Keila Penner, qui, l'an dernier, a été expulsée de son école montréalaise parce qu'elle avait osé se vêtir du chandail des Sénateurs d'Ottawa.  Le propriétaire des Sens avait habilement récupéré l'incident en réservant un traitement V.I.P. à la jeune fille après l'avoir invitée à l'aréna où joue son club.  En annulant la journée du chandail, cette année, pour prévenir la honte d'un incident du genre, le directeur de l'école a pris la bonne décision...  Au primaire, les enfants doivent certes apprendre, mais ils sont à un âge où ils doivent aussi s'amuser.  Pas crier des noms ou s'en prendre physiquement à ceux qui portent un uniforme différent du leur...

* * *

Demain, j'ai confiance que les Bruins vont bien défendre leur "maison" à Boston.  Hier, les CHieux étaient prêts à tout pour gagner dans leur porCHerie.  Comme Lucic, beaucoup trop de Bruins ont raté de belles opportunités de marquer.  Et le mauvais bond qui a coûté le premier but aux "B's" leur a nuit en partant.  Je trouve ridicule que l'on puisse sauver des buts comme Weaver et Desharnais l'ont fait en repoussant la rondelle avec leur gant.  Ce ne sont pas des gardiens de buts !  Ce geste devrait être interdit, comme au soccer.  Les Bruins sont rendus à dix ou onze poteaux touchés dans cette série.  C'est impossible que la malchance continue à les désavantager de la sorte.  À moins que ça soit le fruit d'une intervention divine !  À moins que le Canadien soit un "club divin", comme l'écrivait hier mon hurluberlu inculte, évoqué plus haut...  Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !  Mieux vaut en rire !  

dimanche 4 mai 2014

SÉRIE BRUINS-HABS : PRICE ET SES DÉFENSEURS BOMBARDÉS DE PARTOUT !


On prévoyait une guerre à finir dans cette série éliminatoire opposant le Cacanadien de Codinde-Ville aux Bruins de Boston, et c'est ce que l'on a eu dans les deux premiers matchs de cet affrontement épique.  Dès les premières minutes de combat dans la partie inaugurale, les B's ont fait pleuvoir des bombes sur les pauvres CHieux.  Des missiles sous formes de lancers foudroyants venant de partout, et des mises en échec retentissantes qui faisaient résonner les bandes.  Du bonbon pour les amateurs de hockey qui ont attendu toute la saison pour enfin voir ce genre de hockey intense et palpitant !  La magnifique photographie (ci-dessous) illustre bien mon propos.  On y voit les deux ennemis jurés, Alexei Emelin et Milan Lucic qui tentent de s'arracher la tête. Entre les deux belligérants : une rondelle qui rappelle que c'est du hockey, pas des bagarres de rue !  Une image qui vaut mille mots !  Oui, c'était inouï, violent et bruyant ce blitz de départ des hommes du coach Claude Julien.  Même à la télé, on pouvait entendre l'impact des coups et le sifflement des rondelles qui ont atteint plusieurs fois les poteaux et la tige transversale de la cage d'un Scary Price qui ne savait plus où donner de la tête, tellement son but était assiégé de toutes parts.  Ce déluge de feu m'a fait penser à des documentaires sur la 2e guerre mondiale dans lesquels on entendait le bruit infernal et assourdissant des fameuses orgues de Staline (ou katioucha, voir peinture ci-dessus), ces camions équipés de lance-roquettes qui ont terrorisé les Allemands quand les Russes les ont contre-attaqués pendant la seconde moitié de la guerre.  L'ouverture de cette série Caca-Bruins ressemblait à ces immenses barrages d'artillerie qui pilonnaient les positions ennemies avant les offensives terrestres des armées lors des grands conflits mondiaux.


Devant cette démonstration de force (Boston Strong !), on se disait que personne ne pouvait résister longtemps à pareil assaut.  Price et ses défenseurs ont été bombardés de pas moins de 98 tirs dans le seul premier match.  51 ont atteint la cible, 30 ont été bloqués avant de parvenir à l'objectif, et 17 autres ont raté le but.  Ce sont probablement ces derniers qui ont fait le plus mal aux Bruins.  Je me suis pris la tête à deux mains, à au moins une dizaine de reprises, quand j'ai vu les joueurs en or et noir manquer des occasions en or de battre le gardien de la CHnoutte, qui était souvent à leur merci.  Scary a souvent été sauvé par ses poteaux ou des gestes désespérés de ses défenseurs, empêchant des buts certains, soit en déviant ou bloquant des lancers "in extremis", ou en accrochant juste assez un joueur menaçant des Bruins pour le priver de marquer dans une cage ouverte.  En fait, dans ces deux premières joutes de la série, les détenteurs du trophée du Président (meilleure équipe de la saison) ont obtenu au moins deux fois plus de chances de marquer que leurs rivaux CHicolores.  Tout de même, donnons crédit à Price pour plusieurs bons arrêts, et reconnaissons le travail acharné de gars comme Mike Weaver (à droite sur la photo ci-dessous) et Josh Gorges en défensive.  Ils ont sauvé les meubles dans ce qui aurait pu très bien être de véritables massacres.


Dans le match no 1, au cours duquel les Bruins sont encore une fois revenus de l'arrière pour égaler le score en 3e période, j'ai observé le visage de Price après le 2e but des Bostonnais.  On pouvait y déceler soudain le doute et la peur.  Comme tant de fois on l'a vu en séries dans les années précédentes de sa carrière.  Ce regard d'orphelin désemparé ou de chien battu.  Lui qui avait paru confiant, jusque là, semblait sur le point de céder à l'épuisement physique et moral après un tel bombardement sans répit.  Même s'ils ont été dominés, les Canailliens ont réussi à éviter le pire en se retranchant dans leurs positions (comme des soldats sous le feu se cachant dans les tranchées) et en se montrant opportunistes lors des jeux de puissance.  Ou en profitant des faiblesses du gardien Tuukka Rask.  Ce fut toutefois révoltant que le torCHon l'emporte en 2e période de prolongation, grâce à une punition non méritée imposée aux Bruins.  Un jeu anodin d'obstruction légère, ou de retenu mineure, du genre que les arbitres avait pourtant laissé passer -des deux côtés- pendant toute la soirée.  Subban a marqué le but vainqueur avec un boulet de canon.  Il faut lui concéder ça.  Sa force de frappe est dévastatrice et les Bruins devront trouver une façon de le contrer quand il s'avance vers l'enclave, à l'intérieur de la ligne bleue, et prend son élan pour son redoutable lancer frappé.  Avant, il ratait souvent le filet en tirant à partir des deux pointes.  En se plaçant maintenant dans le milieu, entre les deux pointes, ses plombs atteignent plus fréquemment la cible.  Si les joueurs des Bruins se placent devant lui, ils se trouvent à bloquer davantage la vue de leur gardien...ce qui n'arrange rien, bien sûr...  «Et...c'est le buuuuut», comme le crie le plouc à Houde, en s'époumonant comme un demeuré, sur les ondes de RBS...


Après cette défaite crève-coeur, mais loin d'être décourageante, les Bruins ont frôlé la catastrophe, hier, dans la partie no 2.  Le pire scénario, celui que j'avais évoqué dans mon billet précédent, semblait en voie de se produire.  Avec Rask, incapable de gagner à Boston contre les CHaudrons (0-6-3), et avec Price réalisant des miracles devant son filet, les Bruins étaient devenus frustrés et s'étaient mis à prendre des pénalités d'indiscipline.  Surtout grâce à un avantage numérique revigoré, la CHiasse s'était forgé une avance de 3-1 en 3e période.  Les Bruins semblaient impuissants et amorphes, jusqu'à la onzième minute de cet engagement final.  Ils avaient beau avoir démontré qu'ils formaient une équipe supérieure au CHicken moronréalaids, ces derniers capitalisaient sur les seuls moments qu'ils pouvaient avoir l'avantage sur leurs rivaux, c'est-à-dire, quand ils jouaient en supériorité numérique.  Mais, soudain, la chance et le vent ont tourné, et tout le travail de destruction et d'épuisement physique, fait jusque là dans la série par les "B's", a fini par payer.  Le barrage de Price, et de ses coéquipiers CHieux, a cédé devant l'inondation des attaques des Bruins.  Les fefans, qui célébraient déjà une inespérée avance de 2-0 dans la série, ont dû ravaler leur bière, leurs peanuts  et leurs cris de joie...  Ils avaient vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué...  J'ai ri quand j'ai entendu le gros Éphrem Therrien dire, après la game, que ses protégés avaient très bien joué durant les 50 premières minutes de jeu...  Ce n'est pas ce que les statistiques démontrent !  Ni ce que nous avons vu, surtout dans leur territoire, là où Price -sentant le caoutchouc- semblait au milieu d'un champ de tirs, et où les Cacanadiens en ont encore énormément arraché, durant les trois quarts de la confrontation.

Durant l'entracte entre la 2e et la 3e période, les Bruins avaient tenu un caucus pour évacuer leur frustration, reprendre leur calme, et mettre le focus sur le style de jeu qui leur a permis d'être le meilleur club en saison régulière.  Il n'était pas trop tard pour se remettre d'aplomb, sachant qu'ils sont les meilleurs de la Ligue dans le dernier vingt.  Après les deux premiers duels, ils dominent d'ailleurs par un pointage combiné de 7 à 2 durant cet engagement crucial.  Price a certes été brillant, mais comme c'est le cas pour tous les gardiens, il ne peut pas toujours arrêter les tirs qu'ils ne voient pas venir.  Lorsqu'il a la vue voilée, son gabarit imposant peut l'aider à boucher le filet et à empêcher la rondelle d'y pénétrer.  Mais sur la quantité de lancers auxquels il doit faire face, c'est presque fatal qu'il finira bien par y en avoir quelques-uns qui vont se faufiler derrière lui.  Des défenseurs de petite taille comme Weaver et Bouillon ne sont pas assez gros pour tasser les imposants Bruins qui obstruent la vue de Price devant son demi-cercle.  Scary semble dans une excellente forme physique, mais à force de se débattre comme un diable dans l'eau bénite, Price aura tôt ou tard la langue à terre s'il continue de se démener comme ça...

Parmi les joueurs qui m'ont le plus impressionné jusqu'ici, mentionnons Torey Krug, Patrice Bergeron et Reilly Smith.  Ils génèrent plusieurs chances de marquer.  Milan Lucic est également une présence physique qui se fait sentir, tout comme les défenseurs Johnny Boychuk et Kevan Miller, un solide gaillard que je découvre dans cette série.  Jarome Iginla doit être sur le point "d'exploser" bientôt, lui qui a été plutôt bien neutralisé par les CHaudrons.  David Krejci peut définitivement en faire plus, lui aussi.  Chez la CHiure, je n'en reviens pas que Rene Bourque et Lars Eller soient revenus à la vie et soient en voie de faire oublier leur saison de misère.  Même s'il a secoué les cordages deux fois hier, Vanek ne casse rien en séries jusqu'ici.  Il me fait penser à Michael Ryder, l'an passé.  Comme lui, Vanek semble se ménager et se concentrer à éviter les blessures tout en préparant sa sortie de Mourial pour aller tester le marché des agents libres, cet été.  Quant au laideron Pacioretty, il est visiblement trop CHicken pour faire sa job de supposé attaquant de puissance.  Même s'il lance assez souvent au but, il le fait de la périphérie, en se tenant loin du trafic pour éviter les mauvais coups dans l'enclave.  Il a peur de son bon ami Chara.  Il craint qu'il l'expédie une autre fois à l'hôpital et que les fefans poussent la honte jusqu'à appeler encore le 911...  Belle poule mouillée !

Concernant les attaques verbales racistes dont a été victime Picouille Subban, après la première rencontre, disons que ça n'améliore pas le climat de cette série chaudement disputée.  Quelques observateurs redoutent des débordements violents alors que la série se transporte dans la métropauvre.  En plus, avec Lucic et Julien qui, avant que la série commence, ont dit haïr le Caca, le moindre autre incident supplémentaire pourrait mettre le feu aux poudres.  Les autorités municipales en sont conscientes et un plan d'intervention a été mis au point au cas où les fefans voudraient déclencher le genre d'émeute -pillage, vandalisme, violence- qui les a rendus tristement célèbres au cours des déplorables événements de 1986, 1993, 2008 et 2010.  Les commerçants de la rue Ste-Catherine appréhendent eux aussi un autre possible déferlement de sauvages et de colons qui feraient les caves en fracassant leurs vitrines et en saccageant leur magasin.

On ne peut pas se prononcer tout de suite pour essayer de deviner si la débandade des CHieux en 3e période hier, aura des conséquences pour la suite de la série.  Je ne crois pas.  Le torCHon doit s'estimer très chanceux d'avoir volé une victoire au TD Garden de Boston.  Si ça se trouve, je pense que les Bruins doivent lancer encore plus souvent le disque dans le fond du territoire CHicolore.  Et ce, de façon à écraser, à malmener et à épuiser encore davantage les défenseurs de la Sainte Guenille tentant de récupérer la rondelle derrière leur ligne des buts.  Un tel traitement de choc rapporte toujours des dividendes à court, moyen et long terme.  La grande question est surtout de savoir si Price a été ébranlé moralement par les deux mauvaises troisièmes périodes qu'il vient de vivre dans la ville des fèves au lard.  On le verra peut-être dans le prochain match, si on constate qu'il a pas mal les yeux dans la graisse de "bine", ou s'il semble avoir perdu un CHiot de sa portée...