mercredi 12 novembre 2014

GONCHAR S'AMÈNE : APRÈS LE "BIG THREE", LE "BIG TRUIES" !


Cérémonie tout de même émouvante samedi passé quand Guy Lapointe a vu son chandail numéro 5 être retiré par le Cacanadien.  À cette occasion spéciale, le "Big Three" était à nouveau réuni avec la présence de Larry Robinson et celle de Serge Savard venus féliciter leur ancien compagnon d'armes.  À mesure que le numéro 5 rejoignait le 19 de Big Bird et le 18 du Sénateur en s'élevant haut dans les airs jusqu'au plafond du Centre PouBell, on ne pouvait qu'éprouver un malaise et un vertige.  Oui, il y a de quoi être étourdis quand on compare ces grands défenseurs aux pourris qui jouent maintenant à la ligne bleue du CHicolore.  Autres temps, autre époque...  Membres de la dernière dynastie des Cannes à CHiens, le "Big Three" est entré dans la vieillesse.  Lapointe paraît même plus vieux que ses 66 ans.  Mais c'est dire combien ça fait longtemps que les CHaudrons n'ont pas eu une équipe championne.  En entrevues avec les journalistes, durant la semaine qui a précédé son dernier moment de gloire, "Pointu" a raconté comment ça se passait dans "son" temps.  En l'écoutant, on a pu mesurer encore à quel point les choses ont changé chez les CHaudrons de la métropauvre.  Quand Lapointe jouait, il n'y avait vraiment pas d'excuses (c'est la devise actuelle des CHieux, mais elle n'est pas respectée).  Oui, les gars avaient du fun parce qu'ils gagnaient, mais si jamais, un certain soir, vous ne jouiez pas à la hauteur des attentes élevés de la direction du club, vous vous faisiez ramasser d'aplomb, pas seulement par les patrons mais par vos coéquipiers, qui suaient sang et eau pour se maintenir au sommet de la pyramide de l'excellence.  La grande majorité des joueurs étaient Québécois, ils résidaient ici à l'année, et l'été, lorsqu'ils sortaient en public, ils n'étaient pas intéressés à se faire achaler par des fefans mécontents de leurs performances de l'hiver ou du printemps précédent. 


Quel contraste avec les mercenaires et les "fat cats" de la morne Flanelle d'aujourd'hui !  Les porte-couleurs du CHiendent se dépêchent de "décrisser d'icitte" aussitôt la saison terminée.  Ils ne veulent rien savoir de la ville de BS où ils évoluent pendant de trop longs mois.  Avec les grands honneurs rendus à Guy Lapointe, il commence à manquer d'anciens joueurs à qui rendre hommage.  La source s'est tarie.  Faudra que les gens des relations publiques du Caca imaginent autre chose pour leurrer les fefans et leur faire oublier qu'ils encouragent une franchise devenue bien ordinaire, pour ne pas dire médiocre.  J'imagine que Marc Bergevin rêvait quand il a vu la banderole du no 5 de Lapointe rejoindre celles des deux autres membres du "Big Three".  Le directeur général actuel du torCHon ne pourra jamais compter sur un pareil trio d'étoiles à la défense.  Malgré la belle fiche des siens, en ce début de saison 2014-15, il sait qu'il la doit à beaucoup de chance.  Comme hier, alors que son gardien Scary Price a été fréquemment sauvé par les poteaux de sa cage et le manque de précision des joueurs des Jets de Winnipeg.  Sa formation est aussi bénie en ce qui concerne les blessures.  Contrairement à tous les autres clubs qui manquent les services d'un ou de plusieurs éléments importants, Bergevin dispose de tous ses pions sur l'échiquier.  Même si sa bande accumule les victoires, le patron hockey de la CHiasse regarde les autres statistiques, certes moins importantes mais néanmoins inquiétantes.  D'habitude ces stats ne mentent pas.


Comment expliquer que les Canailliens occupent les premières positions du classement alors que leur "jeu d'impuissance" végète dans les bas fonds de la LNH (28e avec un taux d'efficacité incroyablement poche de 7,1 %) ?  Par les années passées, l'avantage numérique était justement ce qui sauvait souvent le CH.  Pour essayer de remédier à ce problème, le DG de la CHiure a échangé Travis Moen contre le vieux croulant de 40 ans Sergei Gonchar, un gars fini...comme Markov d'ailleurs !  Ça s'appelle fouetter un cheval mort !  Gonchar vient rejoindre aussi P.K. Subban à la défense.  Ainsi donc, après le "Big Three" on aura le "Big Truies" : trois gros épais qui vont ne faire que de la marde devant Price.  D'ailleurs, en passant, Subban et Markov n'avaient pas d'affaires avec Lapointe samedi soir.  C'est pas comparable !  On avait fait le même coup quand on avait retiré le 33 de Patrick Roy.  Price n'avait pas d'affaires à ses côtés !  Puisque tous ces crétins, loin d'être les dignes successeurs de leurs aînés, n'ont jamais rien gagné, eux...

Les derniers gestes de Bergevin, y compris le renvoi de Tinordi et de Rene Bourque dans les mineures, ressemblent à du désespoir.  Il faut bien qu'il tente quelque chose avant que les statistiques pitoyables finissent par rattraper sa gang.  L'attaque ne produit pas (27e dans la NHL avec 2,25 buts en moyenne par partie), ses peureux ne frappent pas (23e de la Ligue avec 312 mises en échec), et ses défenseurs sont des machines à revirements.  En effet, au chapitre des "turnovers", les CanaCHiens ont un des pires ratios de la ligue : ils donnent deux fois plus souvent le disque aux adversaires qu'ils le leur enlèvent (2e pires pour les "give away" avec 165 -un de moins seulement que Edmonton- et 24e pour les "take away" avec 86). C'est l'horreur avec Subban (4e de la Ligue avec 21 revirements, et vraisemblablement assis sur son gros contrat, comme c'était à prévoir car c'est un gros lâche), Tom Gilbert (9e de la LNH avec 17), Alexei Emelin (14), Markov (14), Mike Weaver (13) et Nathan Beaulieu (11, même s'il n'a pas joué à tous les matchs).  D'ailleurs, Beaulieu et Tinordi sont aussi des déceptions cette saison.  Therrien et Bergevin croyaient qu'ils étaient prêts à remplir des postes réguliers en défensive, et ce n'est pas le cas...  D'où le S.O.S. lancé à la vieille picouille à Gonchar.  Le désespoir, je disais...       

lundi 27 octobre 2014

CACANADIEN, GALA DE L'ADISQ ET HALLOWEEN...


Aujourd'hui, en ramassant les feuilles mortes sur mon terrain, je songeais au Cacanadien de MortYial, au gala de l'ADISQ d'hier, et à l'Halloween qui s'en vient.  Je me disais que, comme les feuilles mortes, le torCHon finirait bien par tomber et se faire ramasser, avant de finir en marde et de se faire composter.  Car les CHieux, c'est comme les saisons canadiennes.  Ça bourgeonne et ça fleurit comme les arbres au printemps (premiers mois de la saison de hockey).  C'est au plus beau à l'été (à la mi-saison de la LNH), mais ça perd ses feuilles à l'automne (après les fêtes) avant d'être ben gelé en hiver (dernière portion du calendrier du Caca).

Au gala de l'ADISQ hier, plusieurs choses m'ont aussi rappelé les Canailliens, leurs lèche-cul journalistes et leurs fêlés de fefans.  La chanson de l'année ("On leur a fait croire" de Alex Nevsky) semble avoir été écrite pour eux.  D'abord le titre, on leur a fait croire, s'accorde bien à la propagande de la CHiasse qui tente, à chaque année, de faire croire n'importe quoi aux fefans.  Leur faire croire que le Caca est une organisation prestigieuse.  Leur faire croire que le club est bon.  Dans sa toune, Nevsky parle de maquillage («On s'était pas démaquillé, on a mis du fard sur nos joues»), ce qui correspond bien au Cacanadien.  En effet, leurs employés du département des relations publiques jettent toujours de la poudre aux yeux des partisans et des journaliCHeux.  Les propagandistes de la CHarogne fardent la décadence de l'équipe en rappelant sans cesse ses anciennes Coupes Stanley.  Ils camouflent les défauts (scandales, saisons perdantes, associations avec des fraudeurs, inconduites de ses joueurs) du visage CHicolore (par du maquillage médiatique et de la fausse publicité) pour le faire bien paraître.  Nevsky, semble même faire directement référence à la Sainte Guenille et à ses faiseurs d'image dans le passage suivant : «On s'est fait saint, on s'est fait sacrer, sans mettre nos corps sous les clous».


En écrivant : «On s'est éteint, déracinés, on a mis du soir sur nos jours», les auteurs de la chanson primée par l'ADISQ décrivent ce qui est arrivé au CHiendent au cours des dernières décennies.  Plus de vingt ans sans Coupe Stanley, ça veut en effet dire que les CHieux sont "éteints" depuis un sacré bout de temps.  "Déraciné" de ses racines québécoises, le Caca l'est aussi puisqu'il ne compte presque plus de francophones de "La Belle Province" parmi ses joueurs.  Dans le deuxième couplet de "On leur a fait croire", Nevsky, qui semble toujours sur l'acide, comme P.K. Subban, chante : «On s'est soumis, on a plié, on a mis le mors à nos bouches, on s'est pourri et bâillonné...»  Ça ressemble au sort du CHicolore depuis 1993 !  Encore un autre reflet de l'histoire contemporaine du torCHon !  Sauf que le "bâillon", c'est surtout sur la gueule des journalistes moronréalaids que les gens de la direction du Cacanadien l'ont mis, quand ça n'allait pas bien.  Le dernier couplet du succès de Nevsky semble également dédié aux journaliCHe-culs qui couvrent les HabsNot : «On s'est fait putes et pour briller, on a mis de l'or à nos cous, on s'est repeint, remaquillés, on a mis du fard sur nos joues.»  Pour ma part, cependant, j'aurais cependant modifié le refrain de la chanson de l'année.  À la place des «Pa Pa Pa Pa Pa Pa», j'aurais écrit, pour le Cacanadien : «Pas Pas Pas Pas Pas Bon».


Toujours au cours du gala de l'ADISQ, la chanteuse Klô Pelgag (photo ci-dessus + celle au début du billet), m'a aussi fait penser au début de saison du CH.  Tout comme le départ canon des mauviettes de Michel "T'es Rien" Therrien, le discours de la jeune révélation de l'année était...incompréhensible, quand elle est allée cueillir son "Félix".  Remarquez que ces propos décousus, et "out of this world", vont parfaitement bien avec son album ("L'Alchimie des monstres") et ses vidéo-clips complètement sautés.  Ça fait dur, comme les Cannes à CHiens, mais, comme eux, Klô, qui n'attend jamais l'Halloween pour se déguiser, gagne quand même...

L'Halloween est la fête des monstres et de la peur.  Qui d'autre est mieux placé que P.K. Subban pour incarner ces thèmes.  Ici, on est encore dans le maquillage (les paroles de la chanson de Nevsky) et les monstres (de l'album de Pelgag).  Lors du party d'Halloween du Cacanadien, Subban a été déguisé en "Thriller" de Michael Jackson (photo à droite).  Remarquez que, ainsi déguisé, il est moins laid et moins repoussant que lorsqu'il est au naturel !  Je vous ai épargné la photo où on peut voir le monstre Subban saisir le menton de la jeune femme qui l'a maquillé.  Eurk !  Quelle horreur !  Se faire toucher par cette bête puante qu'est Subbanane !  Ouach !  La pauvre fille a dû aller vomir dans les toilettes...  De quoi avoir mal au ventre et se faire chier, comme la pauvre malade que l'on peut voir sur la photo ci-dessous...


On sait que la peur, comme l'Halloween, va bien à P.K..  Il est très craintif quand des adversaires l'invitent à se battre pour le punir de ses coups déloyaux et dangereux sur la patinoire, durant les matchs.  On le voit alors se cacher à la vitesse de l'éclair derrière les arbitres ou des coéquipiers.  Ou si cet échappatoire est impossible, il fait la tortue.  Quel lâche !

Souhaitons que le présent voyage dans l'Ouest des CHieux, les ramène sur terre et sur le chemin de la défaite...afin qu'ils ne fassent plus peur à personne...

mardi 14 octobre 2014

PLEKANEC SAUVE LE DÉBUT DE SAISON, MAIS LE CACANADIEN A QUAND MÊME MONTRÉ QU'IL ÉTAIT CAPABLE DU PIRE...


Après la raclée qu'a mangé son équipe, hier, à Tampa Bay, l'entraîneur Michel "t'es rien" Therrien a limité son point de presse au minimum.  Normal qu'il n'ait pas voulu prolonger son calvaire après avoir encaissé une des pires dégelées de sa carrière en tant que coach.  En fait, il n'avait pas besoin de parler.  Son visage enflé et suintant comme du baloney frit, disait tout.  C'était évident, Éphrem Therrien voulait disparaître devant les caméras de télévision, et rentrer à Moronréal au plus sacrant.  Confessant vouloir oublier cette humiliation au plus vite -on le comprend !-, il a choisi de couper court à sa rencontre avec les reporters en résumant le voyage de quatre matchs de ses CHieux par le résultat global de celui-ci : trois victoires et six points amassés au classement.  Un bilan qui s'avère pour lui un soulagement et un vrai coup de chance, compte tenu des performances plus ou moins bonnes de ses protégés durant la première semaine du calendrier 2014-15.  S'il était entré dans les détails, l'instructeur en chef du torCHon aurait relevé les nombreuses carences de sa bande de pousseux de puck, et il aurait pu conclure que leur fiche, aujourd'hui,  pourrait aussi bien être 1-3 au lieu de 3-1, tellement ses joueurs ont été parfois atroces, surtout au cours de la première période de chacune de ces parties disputées sur la route, pour amorcer cette saison.

Bien sûr la commande était difficile : commencer la campagne à l'étranger en jouant quatre joutes en six jours.  Et les commentateurs CHicolores, qui nous affligent sans cesse de leur parti pris pour la CHarogne, se sont chargés de rappeler à maintes reprises hier, et encore aujourd'hui, que les Canailliens étaient fatigués de ce long voyage, ce qui expliquait la volée qu'ils ont subie en Floride.  Oui, les p'tits gars pouvaient probablement ressentir un peu d'épuisement à ce stade de leur périple à l'extérieur de la métropauvre, mais de là à s'écraser 7-1 face au Lightning...il y a quand même une marge.  Une marge remplie de marde !  Lors de la première game à Toronto, les HabsNot s'en sont tirés de justesse et le résultat aurait été différent si le gardien des Leafs, Jonathan Bernier, avait commencé la saison en même temps que ses coéquipiers.  Le cerbère des bleus s'est fait passer un sapin sur le premier tir du match pour la CHnoutte.  Il n'avait qu'à coller le poteau de sa cage pour empêcher Pacioretty de marquer d'un angle presque impossible.  Le franc tireur du torCHon n'a d'ailleurs que ce but chanceux à sa fiche après quatre matchs.  Même contre le club de la ville Reine, habitué de rater les séries éliminatoires depuis des lustres, les Habitants ont mal paru pendant de longues et nombreuses séquences durant cette partie inaugurale.




Ensuite, dans les rencontres contre Washington et Philadelphie, où il a arraché des victoires en fusillade, le CHicolore a été en difficultés plus souvent qu'autrement.  Après avoir pris les devants 3-0, les Flyers ont commis l'erreur d'essayer de protéger leur avance en se repliant dans leur territoire au lieu de continuer à mettre de la pression sur l'ennemi.  On sait que les défenseurs des CHieux sont assez médiocres et que plus vous les mettez à l'épreuve, plus ils risquent de flancher.  Si le gardien Tokarski a été assez solide contre les Capitals, on peut dire que son confrère Price n'a rien cassé durant les trois matchs où il défendait le filet du bleu, blanc, merde.  Sa moyenne de buts alloués est assez ronflante merci, bien qu'il soit loin d'en être totalement responsable.  Scary a vraiment eu l'air fou hier quand il s'est aventuré jusque près de sa ligne bleue pour tenter un jeu qui a échoué.  Cette maladresse a conduit au premier but du Lightning.  Cette bévue est d'autant plus drôle quand on sait que les commentateurs de TVA et de RDS n'arrêtent pas de proclamer que le 31 du torCHon est un maître suprême pour manier le disque quand il sort de son filet.


S'il avait fallu que le Caca se fie sur ses unités spéciales pour gagner, cela aurait été peine perdue.  Le jeu de puissance est à zéro depuis la fin de la saison passée.  Les CHieux sont 0 en 40, en avantage numérique, depuis le 25 mars dernier !  Quant au désavantage numérique, il est bien moins efficace qu'en 2013-14, même s'il est trop tôt pour en juger définitivement, à ce stade-ci de la présente campagne.  Tout bien considéré, sauf quelques soubresauts orchestrés par Tomas Plekanec, qui a marqué quatre des neuf buts des siens jusqu'à maintenant, le CHiendent n'a pas souvent eu le dessus dans les matchs joués cette année.  Pourtant les fefans pavoisent et frétillent de joie en croyant aux chances de leur vauriens d'aller jusqu'au bout cette saison.  Il y a même certains analystes qui ne donnent que des "A" au CHicolore pour sa première semaine d'activités.  Ils auraient besoin de lunettes ou d'un meilleur jugement...  Tout comme P.K. Subban !  Le gros moron du CH, a poussé l'insolence jusqu'à déclarer que Stamkos devrait bien se réjouir de son tour du chapeau d'hier, car ça n'arrivera pas la prochaine fois.  Qu'est-ce que ce serait comique si le capitaine du Lighning récidivait justement à la prochaine occasion !  Il en est capable !  Et Subban serait encore le dindon de la farce !




Parmi les autres choses qui n'ont pas été très reluisantes du bord des Cannes à CHiens, mentionnons le rendement de Jiri Sekac (photo), que les fefans voient très gros dans leur soupe.  Le nouveau venu du torCHon n'a pas été le pire de sa gang, mais il s'est peut-être trompé quand il affirmait, avant le début de la saison régulière, qu'il n'avait pas vraiment besoin de s'adapter au style de jeu pratiqué dans la NHL.  Que Rene "je m'en foute" Bourque et Lars "grosse tête de lard" Eller (tous les deux -6) aient été lamentables, en levée de rideau de la campagne 2014-15, n'a rien de surprenant pour les Anti-Habs.  On les connaît bien.  Mais pour les fefans, qui se fiaient sur leurs quelques bons moments du printemps dernier en séries, pour les croire relancés sur le droit chemin, la désillusion doit être sévère.  Les défenseurs Nathan Beaulieu et, un autre nouveau venu, Tom Gilbert, n'ont, eux non plus, impressionné personne.  Avec six revirements chacun à leur dossier, ils en arrachent en maudit dans leur zone.  L'absence du blessé Emelin se fait déjà sentir.  Pourtant, encore récemment, le DG Marc "Symphorien" Bergevin se vantait de la profondeur de son club à la ligne bleue.  Faut croire que cette "profondeur" était plutôt un trou (ou deux !) pas mal creux, sa formation ne comptant pas véritablement sur un défenseur digne d'être un numéro 2 ou un numéro 3 dans n'importe laquelle équipe de la LNH.


On verra pour la suite, mais le "bon" départ très relatif du Cacad'CHien n'est possiblement qu'une aberration.  Des indices laissent entrevoir des lendemains moins chantants pour les fefans.  En voyant le Lightning défoncer les CHieux hier, on ne pouvait que se demander ce qui serait arrivé s'il avait pu compter sur le gardien Ben Bishop (blessé) dans leur série éliminatoire contre Mourial le printemps passé.  Il ne se serait certes pas incliné en quatre petites parties.  Ailleurs en Floride, mais du côté des Panthers, cette fois, on peut aussi se demander ce que ce club fait encore là.  La foule annoncée de 7 311 spectateurs, au match d'hier soir contre les Sénateurs d'Ottawa, devait être encore moins nombreuse, en réalité.  On a dit que la direction de cette équipe moribonde ne donnait plus de billets gratuits cette saison, contrairement aux autres années.  Comme le soulignait avec justesse un commentateur américain, personne ne veut voir jouer les Panthers, sauf les gens de Québec, qui aimeraient bien les avoir chez eux, pour remplir le nouvel amphithéâtre l'automne prochain...

mercredi 8 octobre 2014

COMBLE DE LA STUPIDITÉ : SUBBAN DIT QU'IL PÈTE POUR ENNUYER LES GARDIENS ADVERSES !


Plusieurs journaliCHe-culs à la solde du Cacanadien de Moronréal ont fait campagne cet été pour que Piqué "des vers" Subban, le pourri, soit nommé capitaine du club de merde de Molson et cie.  À les entendre ou à les lire, ils évoquaient, entre autres arguments, le fait que le gros jambon avarié no 76 avait pris beaucoup de maturité au cours de la dernière année.  Je me demande ce qu'ils ont pensé des dernières frasques et des stupidités que leur candidat préféré pour porter le "C" a multiplié récemment sur toutes les tribunes publiques et sur toutes les émissions de radio ou de télé possibles et imaginables auxquelles il a participé.  Faut croire que trop c'est vraiment trop.  Plus Subban parle, plus son crétinisme naturel ressort.  Dimanche soir dernier, à l'émission "Tout le Monde en Parle", sur les ondes de "Ici Radio-Canada Télé", il a déclaré que durant les matchs des CHieux, il pétait pour ennuyer les gardiens adverses.  Wow !  Quelle déclaration édifiante !  Quelle belle preuve de son excellent jugement et de sa maturité grandissante !  Aux dires de l'écervelé Subban, péter et sentir la marde c'était en quelque sorte son arme secrète et sa manière de répondre à ses détracteurs sur la patinoire.  Que ce soit une plaisanterie ou la réalité -remarquez, il est assez cave et abject pour le faire-, ces propos étaient tout à fait déplacés ou «inappropriés», pour emprunter l'expression de l'entraîneur Michel "Éphrem" Therrien quand il désire condamner les paroles ou les agissements de l'un de ses protégés.  J'ai eu beau le répéter ici ou ailleurs, P.K. est un idiot de première classe et le roi de l'insignifiance connasse.  Et ses gestes et ses déclarations le confirment encore et encore.  Mais il faut croire que le monde, surtout les fefans et les commentateurs sportifs vendus au CH, aiment respirer les pets des gens du torCHon et qu'ils trouvent même que ça sent bon.  Qu'est-ce que ces malotrus et ces mange-marde ne feraient pas pour s'abaisser afin de plaire aux dieux du hockey CHicolores.  Ils n'ont pas la langue brune pour rien.  On peut se demander qui des deux est le plus dégueulasse : Subban le sale, ou ses partisans bipolaires...  Au cours de cette entrevue donnée dimanche soir au liseur de fiches à la con Hi Ha Lecave, P.K. a sorti bien d'autres sottises de sa caboche tout croche, comme celle de vouloir coucher avec ses beaux habits s'il le pouvait, etc.  Ce ne sont que d'autres preuves qu'il est complètement imbécile mais qu'il ne sait plus quoi faire ou dire pour satisfaire la galerie de ses admirateurs qui exigent toujours plus de pitreries et de niaiseries bouffones de sa part.  Un vrai zoo ! Pathétique bête puante et pauvre public avili...

* * *

La saison des Canailliens se met en branle aujourd'hui et, ma foi, ça regarde assez bien pour les anti-Habs.  Si on essaie de suivre le jugement tout de travers des fefans du Caca, qui estiment tous que leur équipe poche s'est améliorée durant l'entre-saisons, l'objectif réalisable pour le printemps prochain c'est, au minimum, une participation à la grande finale de la Coupe Stanley.  Après tout, disent-ils, super confiants, le printemps passé, il ne manquait que deux victoires à leurs héros pour se mesurer aux champions Kings de Los Angeles.  Il aurait suffi de si peu, d'après eux...  Et, sans la malheureuse blessure qui a empêché Scary Price de compléter la série contre les Rangers de New York, en finale de conférence, l'affaire était dans le sac...et pourquoi pas une 25e Coupe Stanley CHicolore, une fois partis à délirer...  Dans cette perspective tordue, il faudrait donc conclure que si leurs favoris ne vont pas plus loin au cours des prochaines séries éliminatoires, leur saison 2014-15 devra être considérée comme un échec.  Avouons que cette probabilité est assez forte et qu'elle sourit aux anti-habs, surtout quand on sait que d'autres clubs de la conférence de l'Est sont meilleurs que l'an dernier et que le Caca devrait, par conséquent, avoir plus de mal à les battre durant la saison régulière.  D'ailleurs, comme le disent tous les experts, l'association Est est grande ouverte à la compétition.  Tout peut arriver.  Hormis quelques clubs un peu plus forts, qui devraient logiquement se qualifier pour les séries éliminatoires, plusieurs formations très ordinaires, dont le torCHon, devront se débattre comme des diables dans l'eau bénite pour accéder au grand bal des finissants du printemps prochain.  Comme à chaque année, des équipes vont surprendre soit en bien, soit en mal.  Et les CHieux pourraient fort bien se retrouver dans la seconde catégorie, celle des déceptions. Il suffirait de pas grand chose pour que ça se produise : blessures à des joueurs clés, conflits à l'interne, manque de chimie entre les anciens et les nouveaux joueurs, léthargies qui se prolongeraient un peu trop, mauvaise saison de Price ou/et de Pacioretty, Subban qui sème et répand la zizanie dans le vestiaire, le message de Therrien qui ne passe plus, etc.


Malgré le déluge d'articles flatteurs (y compris une récente série de trois textes gênants de complaisance -et de polissage d'anus- de Philippe Cantin au sujet du DG Marc "je ressemble de + en + à un clochard" Bergevin dans La Presse et Le Soleil) et les revues dithyrambiques des petits grenouilleurs qui sont payés pour servir la propagande des Cannes à CHiens dans les médias, les hommes de Michel "T'es Rien" ne font pas partie de l'élite de la Ligue Nationale.  Sont-ils améliorés par rapport à la dernière campagne ?  Ce sera à voir.  Le camp d'entraînement nous a déjà donné une petite idée là-dessus.  En passant, au nom des braves gens de la ville de Québec, je désire remercier monsieur Molson et sa bande de zouaves du Caca d'être venus rire de nous-autres, à la fin du mois de septembre, lors du match pré-saison contre l'Avalanche du Colorado, au vieux Colisée de Québec.  Non contents de s'en mettre plein les poches en nous faisant payer très chers des billets pour avoir l'immense privilège de les voir jouer, la direction de la CHnoutte a délégué son équipe "D" pour nous épater.  Décidément, 20 ans après le départ des Nordiques, les dirigeants et les fefans du Cacad'CHien nous méprisent encore autant.  Ils savaient que pour plaire au commissaire Gary Bettman, dans l'espoir de retrouver notre club à court ou moyen terme, nous devions remplir le Colisée.  Les gens du torCHon en ont profité pour nous fourrer d'aplomb.  Inutile de dire que cette bassesse ne leur attirera pas de nouveaux fans à Québec...


Si les CHieux sont meilleurs qu'en 2013-14, ça ne paraît pas pour le moment.  On cherche toujours de gros et bons joueurs de centre dans l'alignement.  Une carence qui a beaucoup à voir dans le fait que l'offensive anémique du torCHon se soit classée au 21e rang (et l'avantage numérique en 19e place) dans la Ligue durant la dernière campagne.  Les nouvelles statistiques qui mettent l'accent sur le temps de possession de la rondelle durant les parties, nous indiquent également que la CHiure a fini dans le dernier tiers des clubs dans ce domaine révélateur.  C'est simple, si vous avez le disque moins longtemps et moins souvent que vos adversaires, vous risquez d'être tôt ou tard désavantagés et de marquer moins de buts que les opposants.  Durant le camp, on a encore essayé Galchenyuk au centre, et ça été encore un échec...  Il appert que le jeune homme a plus de chance de "frencher" Eugénie Bouchard (selon des rumeurs ils se fréquenteraient) que de devenir le grand centre numéro 1 que les fefans et les dirigeants du Caca voient en lui...  Les analystes disent n'importe quoi quand ils prétendent que les CHieux sont maintenant plus gros, plus jeunes et plus robustes.  Est-ce que Parenteau est meilleur, plus gros, plus fort, plus talentueux que Vanek, qui a aidé la CHiasse à se rendre en séries le printemps dernier ?  La même question se pose à la défense en ce qui concerne Gilbert qui prend la place de Gorges...  Est-ce vraiment un gros plus ?  Et Malhotra est-il supérieur ou plus imposant que Brian Gionta ?  Le vieux Markov, avec un an de plus sur sa carcasse essoufflée, fera-t-il mieux qu'en 2013-14 ?  Non.  Le paresseux et peureux P.K. Subban sera-t-il plus efficace pour "nettoyer" le devant du filet de Price ?  Non.  Est-ce que le système défensif anti-hockey, planche de salut des CHieux, et le message simpliste de TéRien ne risquent pas de lasser et d'écoeurer les joueurs de la sainte guenille ?  Oui.  Price peut-il flancher ou se blesser de nouveau ?  Certainement.  Ça s'est bien produit à Ottawa l'an passé quand Craig Anderson a été faible après une saison du tonnerre en 2012-13.  Pacioretty, le seul gros marqueur du club, peut-il connaître une baisse de régime ou une longue léthargie ?  Possiblement...  Surtout si ça ne clique pas avec Parenteau sur le premier trio.  C'est bien connu que ce dernier n'a jamais bien fonctionné sans un excellent joueur de centre pour "l'alimenter".  On ne peut pas dire que Desharnais, avec qui il sera jumelé, est un joueur de centre de premier plan.  Est-ce que Subban va s'asseoir sur son gros contrat et moins produire en attaque ?  Des cas semblables sont déjà arrivés...


Les fefans sont excités comme des souris dans un fromage de gruyère lorsqu'ils parlent du nouveau venu Jiri Sekac.  À les entendre s'exclamer sur ses feintes savantes, sa rapidité foudroyante et ses mains de chirurgiens, on croirait assister bientôt à l'avènement d'un nouveau Guy Lafleur !  Pourtant il est loin d'être certain que la "merveille" Tchèque de 22 ans, qui a joué dans la KHL l'an dernier, pourra s'adapter rapidement aux rigueurs du long calendrier des professionnels de la NHL.  C'est un calibre supérieur où le jeu est plus intense, les mises en échec plus sévères, et l'accrochage plus gênant qu'en Russie.  Fous comme des balais, les fefans bipolaires devraient se calmer, respirer par le nez, et attendre que leur nouvelle idole fasse ses preuves dans des vrais matchs de la NHL.

Le succès ou les déboires du Cacanadien dépendront aussi de la progression de leurs jeunes joueurs.  Et également de l'amélioration des autres équipes de leur division, qui est, heureusement pour eux, la plus faible de toute la Ligue.  Mais bien dirigés respectivement par Gérard Gallant et Ted Nolan, les Panthers de la Floride et les Sabres de Buffalo devraient être des proies moins faciles pour le torCHon.  Les Bruins de Boston ont perdu quelques éléments (Iginla, Boychuk) mais ils sont encore solides et favoris pour remporter le championnat de la section Atlantique.  Stamkos ne devrait pas se casser un membre la saison prochaine et son nouveau coéquipier, Jonathan Drouin devrait aussi aider le Lightning de Tampa Bay à être aussi bon, sinon meilleur qu'en 2013-14.  Ailleurs dans l'Est, l'aspect défensif que devrait apporter le nouveau coach Barry Trotz aux Capitals de Washington pourrait être l'élément qui manquait à la bande à Ovechkin pour aller plus loin.  J'ai hâte de voir comment les Islanders vont progresser avec les belles additions que sont les HalakLeddy, Boychuk, Grabovski et Kulemin, sans compter que, comme dans le cas de Stamkos, John Tavares devrait jouer une saison complète après avoir manqué une bonne portion de la dernière à cause d'une grave blessure.  Même si les Red Wings vont manquer les services de Datsyuk en début de campagne, ils sont eux aussi dirigés de main de maître et ils sont toujours très compétitifs.  Bref, il y aura de la concurrence pour les CHieux en 2014-15.  Rien de malencontreux ne doit leur arriver s'ils veulent faire leur chemin jusqu'en séries.  Ça va leur prendre tout leur petit change.  Avec la bête puante et le péteux de broue à Subban, l'air du vestiaire des CHieux risque d'être très vicié et irrespirable...au grand plaisir des anti-habs.

Bonne saison mes amis !  

lundi 15 septembre 2014

PROCHAIN CAPITAINE DU CACANADIEN ? «WHAT THE F...»


Un nom c'est important.  C'est ce qui identifie.  C'est ce qui distingue.  C'est ce qui désigne "qui" on est.

Un nom ça vaut beaucoup.  On l'associe à une caractéristique dominante, ou à un ensemble de valeurs.  Il est digne d'intérêt ou pas.  C'est un synonyme.  Que ce soit le nom d'un fabricant de voiture; d'une marque de commerce réputée; d'une institution; d'une plante exotique; d'un animal dangereux, etc.,  dès que l'on entend ce nom, il évoque en nous un sentiment, positif ou négatif.

Il en va ainsi pour les personnes, que l'on aime ou non.  Pour les peuples et les organisations aussi.  Comme les équipes de sport.  Au cours des deux ou trois dernières années, une expression nouvelle est apparue.  Lorsque les commentateurs ou les observateurs décrivent les performances de tel ou tel athlète, ou les qualités de tel ou tel produit, ils parlent de sa «signature».  Un joueur de tennis, par exemple, gagnera un match grâce à un service canon ou déstabilisant pour l'adversaire.  Un genre de service ou de coup, un style de jeu qui lui appartient en propre, qui devient sa signature.  Une part de son identité.

D'une équipe de hockey ou de football, qui est en transition entre deux périodes de son histoire, on dira souvent qu'elle se cherche.  Qu'elle est en quête d'une identité.  Ou d'une nouvelle identité.  Parce qu'elle a perdu celle qu'elle avait.

J'ai connu autrefois un ancien militaire qui avait été capitaine dans l'armée canadienne, à l'époque de la deuxième guerre mondiale.  Il avait gardé des séquelles de ce conflit sanglant.  Il souffrait d'une maladie pulmonaire, et chaque respiration qu'il prenait, pour survivre, était pénible.  Imaginez-vous à sa place.  Vivre comme ça pendant quarante ans...  La guerre aura été une expérience marquante et déterminante pour lui et tant d'autres jeunes Canadiens.  Constamment confrontés aux "vrais affaires", aux dangers de la guerre, à la souffrance physique et morale, et à l'obligation de survivre pour vaincre l'ennemi, ces garçons, à peine sortis de l'adolescence, ont vieilli très vite et ils sont devenus rapidement des hommes.  Très tôt, ils ont pu peser le prix de la vie.  Apprécier de manière très intense ce qu'elle valait pour eux, leur famille, leur pays, l'avenir du monde entier.  Bien sûr, en qualité de capitaine, il donnait des ordres à ses camarades soldats.  Des ordres qui venaient surtout de ses propres supérieurs.  La discipline est primordial dans l'armée.  Mais tout au long de sa vie, cet officier du fameux 22e Régiment, a su appliquer cette discipline à sa conduite personnelle.  C'est ce qui l'a aidé à bien "revenir" psychologiquement de la guerre.  La vie est un combat.  Pour le gagner il faut être fort, responsable, droit et vigilant.  Toujours et en toutes choses.  Il faut être le capitaine de sa propre existence.  La mener à bon port.  Comme sa famille ou les gens qui dépendent de nous.  Ce vieux sage me le disait parfois : «Fais attention, jeune homme.  Il faut toute une vie pour se faire un nom.  Mais tu peux le perdre en quelques secondes.»  Il faisait référence à l'importance de bien se conduire, peu importe les situations.  Respecter les lois et les personnes qui le méritent, c'est se respecter soi-même.  Ne pas céder aux multiples tentations des paradis artificiels ou à la facilité illusoire.  Être responsable, faire les bons choix.  Sauver sa vie tous les jours...un peu comme à la guerre.     

C'est aussi en imposant le respect à son égard que le Canada est vraiment devenu un pays, surtout après la Grande Guerre, dont on souligne le 100e anniversaire cette année.  C'est par leur bravoure et la façon dont ils se sont comportés sur les champs de bataille, que les Canadiens se sont fait un nom sur la scène mondiale.  «Tiens», se sont dits les gens des autres nations, on voyant nos troupes se distinguer par leur engagement, leurs sacrifices et leur ténacité, «voilà les Canadiens».  Comme le disent encore avec reconnaissance et gratitude les vieux Français quand nous allons visiter leur pays.  Ils se souviennent encore, avec émotion, de nos anciens compatriotes qui ont donné leur vie pour libérer les leurs de l'infâme joug des nazis.


Je prends ce long détour pour réfléchir sur le sujet qui a tant fait jaser les fefans du Cacanadien de Mourial depuis que s'est apaisé le monstrueux tapage qui a entouré la signature du contrat tout aussi monstrueux de l'abominable P.K. Subban, plus tôt cet été.  Depuis ce temps, les enragés du CHicolore déraillent -comme d'habitude- et se perdent en conjectures sur l'identité du prochain capitaine du club des Molson.  Évidemment, les cheerleaders-pseudo-journalistes de Moronréal ne donnent pas leur place quand vient le temps de déconner sur ce genre de sujet.

Pour réfléchir, j'aime me donner un peu de recul, afin d'approfondir la "matière".  Au lieu de commérer et de parler à travers mon chapeau comme tant de niaiseux et d'écervelés le font.  Et ça me place devant le genre de considérations que j'ai fait au début de ce billet.  Il faut toujours mettre les choses en perspective, pour mieux les analyser.  En examinant les arguments des personnes -y compris de quelques journalistes généralement bien avisés- qui ont exprimé leurs vues ou leur opinion sur le choix du futur capitaine des CHieux, j'avoue que j'ai été stupéfait et que la grossièreté de leur raisonnement m'est apparue tellement énorme que j'en ai eu le vertige.

Il est vrai qu'être capitaine du Cacanadien, ce n'est plus ce que c'était il y a vingt ou vingt-cinq ans.  Les "Glorieux" ont tellement perdu de "plumes" -et de prestige- depuis ce temps-là, à travers des scandales (des joueurs ou du personnel impliqués dans des histoires de viol, de vol, d'agressions sexuelles, de détournement de mineur, d'escortes, de beuveries, de fraudes -contrats à des gens malhonnêtes pour la gestion de la boutique de souvenirs et le temple de la renommée du CH-) qu'il a malgré tout réussi à étouffer, avec ce qui lui reste d'influence, avec la complicité des journalistes vendus à sa cause, et avec l'aide du silence des autorités de la Ligue Nationale, qui auraient été indirectement éclaboussées elles-mêmes par ces actes criminels, s'ils avaient été confirmés et rendus publics, comme cela est venu à deux cheveux de se produire.  Sans parler de l'incompétence qui a marqué la direction de l'équipe au cours des deux dernières décennies.  Si bien qu'au tournant du siècle et du millénaire, quand le club était à vendre, personne n'en a voulu.  Il a fallu que le gouvernement du Québec finance un américain sans le sou, George Gillett, pour sauver le bateau CHicolore.  Mais, il n'en demeure pas moins qu'à travers ces difficultés et durant cette sombre période, le Cacanadien de MortYial a perdu son identité.  Devenus des perdants sur la patinoire, les Cannes à CHiens se sont perdus tout court, point à la ligne...  Adieu prestige et renommée de "gagnants glorieux".

Cette période de perdition et de perte d'identité correspond également au cheminement de la ville de Montréal.  Elle aussi, dirigée par des incompétents atteints de la folie des grandeurs, et vivant au-dessus de ses moyens grâce au crédit américain ($$$), a perdu son identité en passant sous contrôle des étrangers.  En s'accolant fièrement l'étiquette de "métropole internationale", Mourial est devenue n'importe quoi.  Un ramassis de ghettos ou de quartiers où des immigrés s'isolent pour préserver leur identité nationale, au lieu de s'intégrer à la société québécoise.  Récemment, les chaudes discussions au sujet des accommodements raisonnables et du projet d'une Charte québécoise de la laïcité ont démontré l'importance de cet enjeu au coeur duquel se situe notre identité et notre survie en tant que peuple francophone dans un vaste continent anglophone.  Montréal n'est plus une ville québécoise.  Les francophones y sont désormais minoritaires.  Comme chez le Canadien, son club de hockey, qui n'a de "canadien" que le nom.  D'ailleurs, si autrefois, c'était un honneur, ou normal, de confondre les "Canadiens de Montréal" avec les Canadiens, habitants du Canada, ce n'est vraiment plus le cas depuis longtemps.  Les "Habs" devraient changer de nom.  Puisqu'il l'ont perdu dans de sales affaires, et parce qu'ils n'incarnent plus les valeurs du Canada sur la patinoire ou au "2e" étage, au niveau de la direction.

Jean Béliveau avec John Ferguson
Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner que le Cacanadien ait eu à sa tête un propriétaire américain (Gillett) et des capitaines de nationalité étrangère comme Saku Koivu (1999-2009) ou Brian Gionta (2010-2014).  Comme on dit souvent : «ça va comme c'est mené», et les capitaines, que ce soit dans l'armée, ou dans une équipe de sport, ont un rôle de leader à assumer.  Ils représentent leur groupe auprès de leurs supérieurs, devant les membres de la presse, devant les partisans du club et dans la communauté.  Leurs fonctions, et le symbole qu'ils incarnent, exigent qu'ils soient des personnes respectables et respectées.  Comme le furent ceux qui ont porté le "C" sur le chandail du Canadien et qui ont mené tant de fois leurs coéquipiers à la conquête de la Coupe Stanley.  Or, dix-sept des dix-huit derniers capitaines du CH qui ont ainsi réussi à remplir leur mission, étaient des Québécois francophones.  La seule exception étant Bob Gainey (1981-1989) qui, contrairement aux deux derniers capitaines "losers" des CHaudrons, a appris le français, non seulement pour bien remplir ses fonctions de capitaine d'une équipe québécoise, mais par respect pour l'identité des gens qui payaient majoritairement son salaire en se rendant assister à ses performances sur la patinoire.

Quand j'entends les supposés experts ou les fefans militer pour que l'incongru et loufoque P.K. Subban devienne le prochain capitaine du Cacad'CHien, je considère ça, non seulement comme une abomination qui dépasse l'entendement, mais comme une grave insulte au peuple québécois et aux grands capitaines que furent Guy Carbonneau, Jean Béliveau ou Maurice Richard.  Carbonneau (en dépit du malheureux incident du "doigt d'honneur" qui a terni quelque peu sa réputation) en se donnant corps et âme à la cause du CH, a été un bon capitaine parce qu'il a su inspirer ses coéquipiers par son exemple.  Jean Béliveau aurait été élu premier ministre du Canada s'il l'avait voulu, tellement il était un gentilhomme respecté partout et par tous.  Quant à Maurice Richard, il a incarné, en sa seule personne, l'identité et les espoirs d'un peuple tout entier.  Un peuple se reconnaissant dans sa fougue, sa détermination et sa force.  Un peuple sortant de l'ombre, à la veille de la révolution tranquille.


On est bien loin de P.K. Subban.  Certains analystes, partisans de sa nomination au titre de capitaine de la CHnoutte, prétendent qu'il a beaucoup gagné en maturité, dernièrement.  Ce n'est pas du tout ce que j'ai constaté cet été.  Je l'ai encore vu faire le con dans une émission humoristique à la télé (photo ci-dessus).  Il m'apparaît toujours aussi bouffon et sans génie qu'avant, quand je l'entends parler en public ou aux journalistes.  Loin d'être prêt à mener des hommes, loin de démontrer l'esprit d'équipe qu'il doit posséder au plus haut point pour être digne de porter le "C", Subban multiplie les interventions dans lesquelles il se plaît à mettre en évidence son "ego" aux proportions gigantesques (voir aussi à ce propos mon plus récent billet sur mon site L'ANTI-HABS ILLIMITÉ).  Loin d'être capable de faire preuve de la discipline qui caractérise un leader, on le voit toujours prendre des punitions "d'égoïsme" sur la patinoire.  Un bon capitaine doit aussi faire le lien entre les joueurs et la direction du club.  Subban n'écoute même pas ses patrons, on l'a encore "benché" la saison passée, parce qu'il ne suivait pas les directives des entraîneurs.  Quant à ses coéquipiers, ceux-ci ne le respectent même pas, tellement il a eu des démêlés avec plusieurs d'entre eux -cela a même été jusqu'aux coups durant des séances d'entraînement-.  Sans parler des joueurs des autres équipes de la NHL, qui le méprisent à cause de sa grande gueule et des tactiques illégales qu'il emploie sur la patinoire -ruades le long de la bande, "slew foot", retenir le bâton de ses opposants quand il fait des montées, son refus de se battre quand il les insulte ou tente de les blesser, etc).  Ce n'est pas pour rien non plus, que P.K. est hué par les amateurs de hockey partout où il va en dehors de la métropauvre.

Parmi les autres candidats dont le nom circule pour représenter le Caca comme capitaine, il y a celui d'Andrei Markov.  Une autre farce monumentale.  Le gars est reconnu pour ne pas parler aux gens des médias -surtout pas en français-.  Si P.K. est une pie qui parle beaucoup trop, Markov, lui, ne parle pas assez.  Comment pourrait-il être le porte-parole de ses coéquipiers et de la direction du club ?  Sur la glace, il en est à ses derniers milles.  Il a du mal à suivre le jeu, devenu trop rapide pour lui.  Comment pourrait-il inspirer sa bande ?  On mentionne aussi le nom de Plekanec, un gars désillusionné depuis longtemps, qui est sur le pilote automatique, et qui n'en fait pas plus que le client en demande.  Son apparente indifférence sur la patinoire, dans le vestiaire de l'équipe, ou dans les activités hors glace au sein de la communauté, n'est pas du tout ce que l'on attend d'un capitaine.  Que reste-t-il comme candidat ?  Pacioretty ?  Ce n'est pas lui, et son comportement de lâche durant les dernières séries éliminatoires, qui a fait dire à Guy Lafleur qu'il n'a pas fait sa job le printemps dernier, quand l'équipe avait besoin de son meilleur marqueur pour aller plus loin ?  Quand un gars se cache et longe discrètement les murs, pour éviter de souffrir parce que ça joue trop dur en séries, il n'est pas digne et capable d'être capitaine de sa formation...


C'est révélateur que ce soit la direction du torCHon qui nomme le prochain capitaine de l'équipe.  Au lieu de laisser les joueurs faire ce choix en votant "démocratiquement".  On ne veut pas n'importe qui.  Ça prend un joueur qui va obéir aux directives et qui va les transmettre efficacement à la "gang".  On a aussi évoqué la possibilité de faire une rotation de capitaines temporaires, qui se relayeraient au cours de la saison.  Preuve qu'il n'y a pas vraiment de bons candidats -et de leadership- pour occuper ce poste.  Pour les gens de l'état-major du CHiendent, c'est le pouvoir qui compte.  Et le pouvoir c'est être capable de contrôler.  Contrôler les joueurs, pour pas que l'anarchie ou la foire "pogne" dans le vestiaire, et pour qu'ils respectent et exécutent strictement le système de jeu défensif qui sauve cette équipe peu talentueuse de la médiocrité dans laquelle elle sombre quand il n'est pas appliqué à la lettre.  Contrôler aussi les relations avec les médias afin qu'ils soient des alliés pour faire avaler des couleuvres CHicolores aux fefans.  Des fefans qui doivent demeurer une clientèle captive et facile à exploiter.  C'est d'ailleurs ça l'identité du Cacanadien.  Ça s'appelle de l'hypocrisie...  Au nom de cette identité, la direction du torCHon a adopté la devise d'un ancien politicien français qui se plaisait à dire, en coulisses : «à quoi sert le pouvoir si on ne peut pas en abuser»...